Stacey Kent, chez elle à Québec

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec et au Journal de Montréal dans la section « blogue ».

L’Impérial de la rue St-Joseph a été transformé en cabaret jazz au jour 10 du Festival d’été de Québec. Le rendez-vous entre la chanteuse émérite et le public de Québec était attendu. Les spectateurs ont offert un accueil de grande classe à Stacey Kent. C’est le récit d’une soirée réussie, en français s’il-vous-plaît !

La file d’attente était longue même si la salle affichait «complet» à une demie-heure du début du concert du Emma Frank Quintet. Les spectateurs avaient même écrit leurs suggestions sur Facebook à celle dont la dernière visite à Québec remonte au 27 juin 2014.

Dès la fin de sa première chanson d’ailleurs (This Happy Madness), Stacey Kent a expliqué aux gens présents dans la salle qu’ils avaient eu raison de s’interposer dans le choix du programme. Dans un français qui ferait rougir bien des citoyens de l’Ouest de Montréal, la chanteuse de jazz a livré un spectacle de grande qualité, tout en douceur et en couleur.

C’est que nous avons beaucoup voyagé…

Racontant quelques-unes de ses aventures au Brésil où elle a rencontré le légendaire Marcos Valle, elle nous a parlé portugais.

Évoquant sa vie à New York, l’anglais devenait de mise.

Et bien entendu, pour parler de Paris ou de ses nombreuses interprétations de chansons françaises, c’est la langue de Molière qui devenait la préférée

Les plus beaux applaudissements (j’aurais pu utiliser le mot «ovation») sont venus pour Ces petits riens de Serge Gainsbourg et pour Jardin D’hiver de Henri Salvador.

Rien n’a été laissé de côté du point de vue musical avec l’omniprésence de Jim Tomlinson à la guitare, à la flute traversière et au saxophone. Graham Harvey (piano), Jeremy Brown (contrebasse) et Josh Morrison (batterie) complétait le groupe à qui on ajoutait la guitare de Stacey Kent, à certains moments.

Plusieurs chansons de l’album Changing Lights ont composé le menu de la soirée, souvent pimenté de Samba et de bossa-nova.

La merveilleuse voix de Stacey Kent a envouté l’Impérial toute la soirée pour le plus grand bonheur des spectateurs venus en grand nombre s’offrir un moment d’intimité avec une grande artiste.

Emma Frank
Pour une toute première fois en visite à Québec, Emma Frank nous a offert une première partie qui cadrait parfaitement avec le reste de la soirée à venir. Pourrait-on dire qu’elle se sentait intimidée de partager la même scène que Stacey Kent ?

Pas certain, mais on la sentait très excitée…

Je ne connaissais Emma Frank que pour avoir lu un très bon papier à son sujet écrit par Alain Brunet. J’ai bien aimé ce que j’ai entendu.

Le timbre de voix est en effet unique et son répertoire est déjà ample. Mis à part un «cover» de New slang du groupe américain The Shins, le quintet a interprété des pièces de son deuxième album The People We’re Becoming.

J’ai eu souvent l’impression que la chanteuse s’exécutait du bout des pieds. Avec le parcours et la formation dont elle dispose, on ne peut pas parler d’un manque d’assurance.

C’est probablement le grand désir de gravir les échelons du jazz qui porte la douce Emma Frank vers les plus hauts sommets possibles !

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