J’ai relu quelques billets (1, 2) publiés en juin 2011, au moment de mon premier tête-à-tête avec François Legault et près de quinze ans plus tard, je réalise mieux les contours de cette folle aventure qu’est la politique. Certes, cette conversation allait changer ma vie, mais ce rendez-vous ne peut se résumer au contenu élaboré à ce moment. Ce qui me revient aujourd’hui c’est davantage l’audace de cette homme vers la fin de notre rencontre, au moment où je lui propose de tourner l’ordinateur qui m’accompagne et de terminer notre rencontre par un genre de « débriefing » de ce qu’on s’est dit et de diffuser ce segment sur Internet, en vue d’en garder une trace. La réaction des gens qui accompagnaient M. Legault témoigne des moeurs politiques d’avant cette période : « ça ne se fait pas, ce n’est pas conseiller d’agir ainsi! »

Mon chef a quand même accepté et la voie était pavée pour ce qui allait suivre…

S’en est suivi une multitude de gestes de communication mieux adaptés à la période à laquelle nous appartenons et qui témoigne bien de l’ouverture de ce grand personnage à la façon plus moderne de faire de la politique = la communication asynchrone!

Les gens n’étaient plus obligés d’être connectés en même temps pour pouvoir participer à « la conversation ».

Je dirais que « l’ère Legault » si je puis dire, est en quelque sorte bien représentative de l’époque que nous vivons où on construit ensemble, mais différemment d’auparavant.

Plusieurs photos de moi avec François font partie de ma bibliothèque virtuelle, mais celle que je garderai en tête témoigne d’une certaine complicité et du plaisir que j’éprouve à être en sa présence!

Car je dois dire que les quinze dernières années ont passé très très rapidement en sa compagnie. Quand je lui écrivais, j’avais toujours une réponse rapide. Je n’abusais pas de cette « intimité » (comprendre que je ne lui écrivais pas si souvent), mais à chaque fois, je restais impressionné qu’un homme de cette envergure qui avait autant de responsabilités puisse me répondre ainsi, avec précision et circonspection. « J’avais l’heure juste », je dirais. Et de la façon dont il a annoncé son départ autant que pendant ces quinze années, je pourrais qualifié ainsi nos rapports : SINCÈRE!

Mon patron ne voyait pas toujours les choses comme je les voyais, mais je savais toujours à quoi m’en tenir et ce que c’était facile d’oeuvrer à ses côtés compte tenu de la grandeur de ce qu’on avait à accomplir. J’éprouve de la peine de devoir prendre de la distance avec cet homme que je verrai beaucoup moins souvent dans les prochaines années, mais je tiens à dire jusqu’à quel point j’ai apprécié toutes ces années de collaboration et de complicité. Dans les différentes circonstances où je le côtoyais, François Legault était un homme facile à décoder, de commerce agréable et avec qui j’avais du plaisir à être. Bref, je dirais plus simplement… foncièrement humain!

Au baseball, quand on échangeait sur l’éducation ou au sujet du numérique, bref en tout temps, Je trouvais sa compagnie intéressante et j’avais du plaisir à travailler avec lui.

En sa compagnie, j’ai eu le grand privilège de rencontrer des personnes marquantes, de vivre des émotions cocasses et d’échanger sur des lectures passionnantes.

Dans les caucus autant que dans l’action, je sentais que je pouvais l’interpeller et attirer son attention sur un aspect qui me paraissait important. C’était bien de pouvoir construire ensemble, et en plus de pouvoir compter sur la présence de sa douce Isabelle avec qui j’ai eu le privilège de visiter le grand Nord.

Je me souviendrai longtemps de cette période de ma vie où de rencontres en rencontres en compagnie de collègues de partout au Québec, nous avions le bonheur de partager nos réalités en toute simplicité. D’ailleurs, attentif même aux petits détails, il prenait soin de s’assurer de partager le repas avec tous ses collègues, en alternance.

Pour la suite de notre parcours

Les dernières heures ramènent à l’avant-plan notre réalité politique qui nous portent à aller vers l’avant, même si on veut prendre un peu plus de temps pour bien vivre le moment présent. Néanmoins, je tenais à nommer jusqu’à quel point je fais confiance à Simon Jolin-Barrette, pour qu’il se projette pour la suite et se lance dans la course, d’où le fait que plusieurs médias (1, 2, 3, 4, 5) ont tenu à diffuser la nouvelle de mon soutien. Voici une citation chez Ici, Radio-Canada qui résume bien mon propos…

« M. Jolin-Barrette est un réformateur. C’est quelqu’un qui est très actif. C’est notre leader parlementaire et, évidemment, à la base, lorsqu’on pense à une succession dans le contexte de la « troisième voie », on pense à lui”, a-t-il plaidé, insistant sur la jeunesse, l’impétuosité, le flegme, la maîtrise de caractère et la répartie de son collègue. »

Je nous souhaite une belle course, bien-sûr, pour le bien de notre formation politique et je suis certain que nous aurons des candidats de grande qualité, hommes et femmes!

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