La pratique du cybercarnet améliore l’écriture !

Via Will, j’apprécie ce matin les conclusions de Mark Bernstein à la suite de ses expérimentations carnetières dans un contexte de formation au niveau « high school » (titres de Mark et traduction libre de mon cru des commentaires) :
« Frequent writing improves writing »
Nous avions lancé cette affirmation depuis le commencement : les auteurs écrivent. Les rues de la ville sont pleines de personnes qui voudraient bien devenir écrivains, mais qui ne pourront jamais y parvenir; faire en sorte que l’action d’écrire devienne un geste naturel est la première étape indispensable. La structure des carnets web favorise les mises à jour régulières; ils améliorent donc la qualité de l’écriture.
« Writing for an audience improves writing »
Pourquoi n’avons-nous pas développé autrement nos autres outils tels qu’ateliers d’écriture, séminaires de travail, journaux étudiants, et magazines littéraires ? Les cybercarnets procurent une audience; ils améliorent donc la qualité de l’écriture.
« Writing that matters improves writing »
Les auteurs se développent seulement en essayant de travailler sur des sujets qui les intéressent. Vous pouvez, peut-être, développer un ton et une technique en écrivant la liste d’épicerie, mais l’écriture authentique est essentielle au développement d’un auteur. Ce faisant, il développe une habileté pour « frayer » d’un genre à l’autre, évitant que l’auteur en devenir ne s’identifie qu’à un style plus commercial. Pour être efficaces, les carnets doivent transcender les genres. Pour être utiles, les carnets doivent transcender les sujets; ils améliorent donc la qualité de l’écriture.
« Writing on a computer improves writing »
Nous avons fait l’expérience. L’avantage de l’ordinateur est si extraordinaire qu’aujourd’hui, ceux qui gagnent leur vie par l’écriture, ceux dont le travail dépend de l’écriture, écrivent sur un ordinateur. Ou encore, ils écrivent ailleurs dans un contexte d’examen ou de performances sur scène. L’outil des cybercarnets est un outil « par l’ordinateur »; particulièrement un outil au service du client comme « Tinderbox » et « City Desk » : ils améliorent donc la qualité de l’écriture.
« Lots of kids don’t care »
Ce n’est pas une nouvelle ni une évidence. Elle ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Tout le monde ne veut pas nécessairement devenir un auteur. En particulier quand on a 15 ans. L’enseignement n’est pas une mince affaire.
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Will Richardson avait prédit la conclusion du questionnement à propos de la pertinence d’apprendre à écrire par les carnets web : «But we already know the verdict» ! En passant, il est à l’origine d’un savoureux papier publié dans un rayonnement assez large : « Blogging and RSS ‹ The « What’s It? » and « How To » of Powerful New Web Tools for Educators« . Bravo Will…

2 Commentaires
  1. Michel Dumais 19 années Il y a

    Tinderbox est d’ailleurs un outil fascinant. Malheureusement, sa courbe d’apprentissage est plutôt abrupte et demande qu’on s’y attarde longuement. Toutefois, je dois avouer que Bernstein a créé un autre outil d’écriture tout aussi passionnant, StorySpace. Celui-ci permet d’écrire des histoires « en trois dimensions ».

  2. Photo du profil de G.Bernard
    G.Bernard 19 années Il y a

    « Tout le monde ne veut pas nécessairement devenir un auteur. »
    Auteur n’est pas nécessairement synonyme d’écriture. Je crois que la règle du « travailler sur des sujets qui les intéressent » s’applique à tous les domaines; musique, mathématiques, histoire, techniques arts plastiques, etc…
    On perd son temps et le temps de l’élève qui adore dessiner des vaisseaux spaciaux, en lui imposant de dessiner des masques africains, par exemple. L’orsqu’il sera bien rassasié en vaisseaux, il aura l’espace nécessaire en lui pour peut-être faire un lien entre l’aérodynamisme des formes du masque et celui du vaisseaux pour créer un vaisseaux à partir des lignes et motifs d’un masque africain. Un peu comme Picasso qui a vu des cornes de taureau dans des guidons de bicyclettes.
    Un autre exemple est mon fils de 9 ans qui est friand de musique heavy-metal pour la batterie qui mène le bal en ce domaine, alors je lui ai fabriquer une batterie avec des pots Tuperware de toutes grosseurs dont j’ai scié les fonds en gardant les couvercles, et que j’aient fixés à des trépieds.
    Il tappe sur çà avec grand plaisir en écoutant sa musique tout en chantant les refrains.
    Il aime aussi beaucoup la musique classique de type grand orchestre. Il connaît par-coeur toute la musique de John Williams (Star Wars) son préféré.
    Juste avant Noël, il est entré à la maison tout découragé et m’a demandé si j’acceptais qu’il n’aille pas aux deux dernières journées d’écoles avant les vacances de Noël. J’ai demandé pourquoi, et il me répondit que c’était parce-que ces deux journées sont concacrées à la répétition et enfin l’exécution du spectacle de musique de l’école et sa classe.
    Mais c’est ce que tu aimes! Ai-je dit. C’est quoi le problème?!
    Il me dit: « ouais, mais on joue trois note à la flûte à bec et trois notes sur un xylophone sur de la musique de bébé. da,da,da,…da,da,da,…
    Je veux pas aller fair l’idiot, j’aime mieux rester à la maison. Moi et des copains on a formé un groupe et on voulais faire un spectacle heavy-metal avec costumes, lumières, et tout…mais ils veulent pas. »
    Bon bein, reste à la maison et tu me fera ton spectacle à moi, je serai ton public.
    « Yeah! » qu’il dit.
    Il m’a fait un sacré bon show.
    Tout le monde ne veut pas devenir auteur, mais je crois que tout le monde veut s’exprimer.

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