Cyberintimidation: Internet fait partie des solutions bien plus que des problèmes

« «Il faut que les écoles arrêtent de penser que cela n’a rien à voir avec l’école», lance Mario Asselin, directeur d’Opossum, une entreprise québécoise spécialisée dans les technologies éducatives. C’est un peu comme avec la drogue. «Pour beaucoup d’écoles, ce qui est interdit n’existe pas.» »

C’est bien ce que j’avais dit à Émilie Côté le 28 novembre dernier lors de notre conversation téléphonique. Mme Côté me cite correctement dans cet article qui fait partie d’un dossier complet sur la cyberintimidation dont les sections paraissent à La Presse (et Cyberpresse) depuis samedi:

Au moment où nous nous sommes parlés Mme Côté et moi, François Guité venait de rédiger un billet où il racontait l’initiative de son école. Je suis content de lui avoir parlé des blogues de Rochebelle (et d’un billet d’un élève), car en plus de faire l’objet d’un article complet, François a été le premier invité chez Pierre Maisonneuve ce midi à Radio-Canada. Et quel aplomb notre François!

Je ne sais pas trop comment cheminera ce sujet dans l’actualité, mais le point que je défendais était qu’il ne suffisait pas de «dénoncer» le phénomène; il faut aussi agir. Les écoles ont leurs responsabilités et les parents également. S’assurer que les ordinateurs à la maison soient dans un lieu central et passant constitue un bon début. Au niveau de l’école cesser de faire comme si ça n’existait pas, est la première des prises de conscience. Ensuite, comprendre (autant pour les parents que le milieu scolaire) que le vrai problème, ce n’est pas Internet, c’est l’intimidation! Internet est un des révélateurs, certes, mais c’est le moyen utilisé, pas le mal à enrayer; la racine du problème est ailleurs et il faut s’y attaquer. Il faut en parler et surtout aider les jeunes à y faire face. Je disais à Michel Lamarche tout à l’heure que les jeunes ont une bien meilleure compréhension que nous de ce phénomène d’ailleurs, même s’ils sont parmi la majorité des victimes. Nous savons probablement mieux qu’eux comment intervenir dans les luttes de pouvoir, mais il convient de bâtir la stratégie ensemble, jeunes et adultes, quand l’intimidation est «cyber». J’aime bien ce conseil du réseau Éducation Média: «Restez calmes. Si vous « explosez », ils n’oseront plus vous demander de l’aide quand ils en auront besoin.»

Dimanche entre 16 h et 17 h, M. Lamarche veut réunir deux ou trois personnes (dont un jeune) à son émission pour continuer la discussion sur ce sujet. Si jamais un point important vous vient à l’esprit, n’hésitez pas à le mentionner dans les commentaires au bas de ce billet et je tenterai d’en citer quelques-uns…

N.B. Complément d’information sur ce fléau de la cyberintimidation dans ce dossier de Web Averti et chez Cyberaide!

Mise à jour de fin de soirée: À lire… Une réaction de Geneviève en apprenant que son école avait été citée dans La Presse.

Mise à jour du 20 janvier: L’émission avec Michel Lamarche a eu lieu cette après-midi; en suivant ce lien, on peut écouter les vingt quelques minutes de discussions. Chez Audrey (qui était présente), on retrouvera des compléments d’information…

Mise à jour du 11 avril: D’autres informations pertinentes en lien avec ce sujet valent la peine d’être lues sur ce billet découlant d’un sondage fortement médiatisé.

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3 Commentaires
  1. Photo du profil de VeroniqueGuillotin
    VeroniqueGuillotin 10 années Il y a

    Je savais qu’une sorte d’intimidation existait sur internet. Cependant, je n’aurais jamais pensé qu’on lui donnerait un nom, mais qu’en plus, cela devienne une réalité que plusieurs ont à confronter. Mais il me semble que c’est plus que ça; il s’agit d’un type d’intimidation, qui est probablement plus répandue que l’intimidation verbale, ou physique (violence physique), car le contact ne se fait pas directement avec les personnes… peut-être que les intimidateurs ont moins froid aux yeux de cette façon…
    C’est bien beau les intimidateurs, mais je pense que certaines histoires d’intimidations sont à double sens; l’un provoque, et l’autre s’emporte…

  2. Photo du profil de FrancoisGuite
    FrancoisGuite 10 années Il y a

    Tu dis vrai, Mario, en soulignant que les jeunes ont une compréhension de l’intimidation que les adultes d’avant Internet ne perçoivent pas tout à fait. La cyberintimidation, en particulier, est une épée de Damoclès constante, à tout le moins dans l’inconscient des jeunes. Ce que cela fera à long terme sur l’équilibre psychologique, je n’en ai pour l’instant aucune idée.
    Je suis ravi d’avoir eu une jeunesse exempte de caméras de surveillance ou de menace constante. J’ai eu la chance d’avoir une jeunesse imbibée d’innocence. Malheureusement, Internet a ravi plusieurs années à l’innocence des jeunes.

  3. Photo du profil de MartineRioux
    MartineRioux 10 années Il y a

    Pour ceux qui sont plus du type « papier » et qui veulent en savoir plus sur l’importance d' »Éduquer à Internet plutôt que censurer », le Guide pratique des technologies 2007 de l’École branchée est toujours disponible….
    http://www.ecolebranchee.com
    Il y est question un peu de cyberintimidation et beaucoup de tout ce qui entoure ce phénomène!
    Je suis d’accord avec toi, sur le fait qu’il ne faut pas seulement dénoncer, qu’il faut aussi agir. Et c’est à force de dénoncer et en gardant ce sujet présent dans l’actualité, qu’on poussera certaines personnes à agir dans leur milieu!

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