De la difficulté de nommer tout ce trop-plein qui nous envahit

Première fois en trois ans que je me sens revenir au temps où j’étais directeur d’école. Cette semaine, tout le monde autour de moi était pressé d’en finir avec cette année scolaire, alors que sur mon bureau, le travail s’empile. La semaine prochaine, ni celle qui va suivre ne me permettra de relâcher. Mais bon, après coup, ça devrait aller…
L’énergie est encore là. Les récentes journées vécues au contact de plusieurs enseignants, parents et gestionnaires me confirment que je ne manquerai pas de travail cet automne. Et les projets sont emballants, qui plus est!
Dans mon parcours de quelques fils de nouvelles aujourd’hui, j’avais quelques billets d’élèves qui me confirment à quel point la démarche d’objectiver ses apprentissages en public peut porter de grands fruits. Prenons Sophie du programme Protic qui revient sur son expérience du Colloque sur la réussite éducative en nous référant à un texte où elle confirme combien le dépassement l’a menée loin:

«Dans le cadre du colloque, nous avons été emmenés à parcourir plusieurs salles de conférences/panels et agir à titre de journalistes-blogueur. Mon expérience a été vraiment enrichissante et je pense avoir donné le meilleur de moi-même. Nous n’avons pas eu affaire à des gens désagréables ni rencontrés des gens qui ne voulaient pas participer. Les conseils de Valérie Gaudreault m’ont été très utiles pour posséder à une entrevue et «rapporter la nouvelle». J’ai vécu une expérience magnifique que je n’oublierai jamais et j’ai appris des choses qui probablement, me serviront toute ma vie.»

Après avoir lu de tels témoignages publics, on a le goût de ne pas tenir compte de ceux qui voient de la dérive pédagogique là où, manifestement, il y a accomplissement professionnel. Mais ne soyons pas ironique; il y a lieu de rester calme avec cette nouvelle pratique, tout de même!

Je sympathise avec André Chartrand qui aurait voulu trouver le temps d’objectiver quelques constats qui émergeaient au fil de l’actualité. Pas facile de mener de front «présence aux individus» et «possibilité d’introspection». Nous devons tous prioriser le contact avec ceux qui nous entourent avant de se retrouver au clavier, si ressourçant soit-il de pouvoir mettre en mots le tumulte intérieur. Moi-même, mes rares billets sont rédigés de plus en plus tard au début de la nuit. Je pense à Clément qui voulait écrire davantage qu’il ne l’a fait (j’en suis certain) dans le contexte où il vit sa dernière journée demain, avec sa famille, en tant que Parisien d’adoption. Je regarde du côté de Roberto qui voit lui aussi cette année scolaire s’achever et qui doit avoir la tête pleine de tout ce qu’il a vécu cette année. Je pense à Jacques qui part bientôt pour San-Antonio (le chanceux, il va au NECC) et qui doit sûrement prendre les bouchées doubles pour ne rien laisser en plan avant de partir. Bref, je veux dire à tous ceux qui pédalent comme des bons pour arriver en vacances sur leurs deux pieds, que je suis tout coeur avec vous…

… à condition que vous ne cessiez pas de réfléchir tout haut pour notre plus grand bonheur quand vous aurez moins de broue dans le toupet!

Tags:
3 Commentaires
  1. Guy Vézina 14 années Il y a

    Bonjour Mario,
    Cette réflexion sur la fin de l’année scolaire me fait tout à coup prendre vraiment conscience que je suis à la retraite depuis 4 jours sans le réaliser tout à fait! Encore tant de choses à faire mais un repos de quelques jours me serait nécessaire pourtant! Enfin je te souhaite un bel été malgré tous tes dossiers en cours.

  2. Photo du profil de JacquesCool
    JacquesCool 14 années Il y a

    Message reçu 😉
    NECC 2008 en partage, je le promets…

  3. michel le neuf 14 années Il y a

    « j’avais quelques billets d’élèves qui me confirment à quel point la démarche d’objectiver ses apprentissages en public peut porter de grands fruits »
    Il y a de cela quelques années (plusieurs même…), le derrière bien collé sur un banc de l’université John Hopkins, en peine canicule de juillet, j’assisistais à un cours donné conjointement par les frères David et Roger Johnson. Évidemment il y était question d’apprentissage coopératif. Roger nous présentait un modèle question-réponse simple pour vérifier si une activité d’apprentissage donnée est bien une activité de coopération. Les quatre critères considérés, bien connus depuis, étaient l’interdépendance positive, la responsabilité individuelle, la participation égale et la simultanéité des interactions. Pour ce qui concerne la responsabilité indivuelle, la question à poser était la suivante: « Est-ce que dans le cadre de cette activité, chaque élève devra livrer une performance publique individuelle ? » C’était il y a plus de vingt ans…
    Force est d’admettre que cette question de la publication sur le net, dans le cadre d’un ouvrage réalisé en coopération, va dans le sens de la responsabilité individuelle telle que la concevaient David et Roger Johnson. Publier, c’est performer en public, c’est rendre compte de sa contribution à une oeuvre, un travail, une réflexion qui sont en devenir, en construction, ou achevés.
    Sur ce Mario, bonnes vacances à toi !!!

Laisser une réponse

Contactez-moi

Je tenterai de vous répondre le plus rapidement possible...

En cours d’envoi

Si les propos, opinions et prises de position de ce site peuvent coïncider avec ce que privilégie le parti pour lequel je milite, je certifie en être le seul éditeur. - ©2022 Thème KLEO

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account

Aller à la barre d’outils