Les jeunes du Québec veulent du changement

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec et au Journal de Montréal dans la section du blogue des «spin doctors».

Le 20e anniversaire du 2e référendum de 1995 sur l’indépendance du Québec est actuellement le prétexte de plusieurs publications dans différents médias. Dans ce contexte, la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions de l’université Laval a commandé un sondage à la firme CROP qui démontre une volonté réelle de changement, des jeunes de la tranche d’âge de 18 à 34 ans. S’ils acceptent le principe de demeurer membres de la fédération, ils souhaitent une nouvelle entente avec le Canada.

Les résultats du sondage réalisé auprès de 1 000 personnes du 15 au 18 octobre 2015 (juste avant les élections fédérales) ont fait l’objet ce matin d’un article au Devoir titré La foi souverainiste en recul. Les intentions de vote à un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec sont à la hauteur de 36% pour un « oui » et se situe à 64% pour un « non ».

Dans un récent billet où j’écrivais que les jeunes de la fin du secondaire ont largué le Bloc québécois, je mentionnais que l’option souverainiste battait de l’aile. Les résultats de ce sondage confirme ce fait avec sept jeunes sur dix du segment 18-34 ans prêts à voter « non » pour l’indépendance du Québec.

On aurait tort cependant d’interpréter que les jeunes sont satisfaits du statu quo actuel.

Le tableau suivant montre en effet qu’une majorité de jeunes exprime malgré un « non » à un éventuel référendum, un souhait que le Québec demeure un membre de la fédération, mais avec une nouvelle entente avec le Canada. Les jeunes de 18 à 34 ans sont plus nombreux que les autres citoyens à exiger des changements…


Q3. Sur le plan de l’avenir du Québec, quelle serait votre préférence?

Conséquemment, les jeunes sont aussi plus nombreux que leurs aînés à croire à la possibilité d’une réforme constitutionnelle.

À la lecture de ces résultats, on peut comprendre la réaction du Parti québécois(PQ) qui rejette la proposition d’élections référendaires de Lisette Lapointe.

Curieusement, le chef du PQ explique «l’apparente désaffection» des jeunes par le fait qu’on ne parlerait pas suffisamment de l’option : «Il ne faut pas être surpris dans la mesure où, depuis les 20 dernières années, nous n’avons pas suffisamment parlé de l’indépendance, a dit M. Péladeau. J’ai eu l’occasion de le réitérer à plusieurs reprises, j’ai l’intention de m’engager dans cette direction» (source).

Il faut alors se demander pourquoi une élection référendaire n’offrirait pas le meilleur cadre pour en parler ?

C’est probablement pour marquer ce paradoxe que la Coalition Avenir Québec a dévoilé aujourd’hui à l’occasion des quatre élections partielles une campagne d’affichage inédite qui se traduit dans la circonscription de René-Lévesque par un rappel des intentions de Pierre Karl Péladeau..

Ma collègue du Journal Lise Ravary a raison dans sa chronique d’aujourd’hui d’écrire que « le Québec a changé depuis 20 ans » et que le référendum de 1995 « c’est de l’histoire ancienne ».

C’est vers l’avenir qu’il faut regarder et le message est clair : « La première option des Québécois, c’est la négociation d’une nouvelle entente dans le cadre canadien » (source).

Ajout : Éric Montigny traite de ce sujet sur les ondes de BLVD 102,1 FM

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