Un autre son de cloche !

Via un courriel reçu du pas très humble, mais très sympatique, cet article pas très sympatique « à la cause » de l’intégration des TIC dans les écoles (si on peut appeler cela, une cause !?!). Le texte raconte l’histoire du « River Oaks Public School » qui est revenu à la case départ après s’être fait offrir des ordinateurs sans avoir observé de changement significatif dans les apprentissages des élèves…
À la lecture, on constate que l’auteur (Alison J. Armstrong) est ravie de l’initiative d’une enseignante (d’une autre école) qui a lancé un mouvement « de refus d’une offre de don d’ordinateurs portatifs en provenance de Bill Gates ». Il faut dire que Mme Armstrong a écrit un livre, « The Child and the Machine: How Computers put our Children’s Education at Risk », qui dénonce comment des fonds ($) sont détourné des domaines de l’art, de la musique, et de d’autres programmes aux profits des technologies sans qu’il y ait une preuve de l’à-propos de tels gestes !
Justement dans l’article du This magazine-online, Mme Armstrong revient sur cette question :
« Principal John Conlin says that the school is no longer ³overwhelmed by technology² and that students are actually better off with fewer machines. ³We’ve rebalanced the curriculum, restored the instrumental music program and the art program, and added more hands-on science,² he says. »
Sur le fond, cet article en a contre les expériences des grandes corporations qui font pleuvoir les équipements pendant une courte période, sans qu’il y ait de réelle preuve scientifique pour supporter les fondements d’une telle décision. Surtout que de nombreux coûts afférents semblent s’ajouter, rapporte l’article :
« Lightfoot says the huge costs associated with maintenance and teacher education couldn’t be justified. In the private sector, fully one-third of the original purchase price of a computer is budgeted for ongoing maintenance. Air conditioning, higher electricity bills and insurance premiums are other added expenses. The computers at the elementary school my children attended were stolen twice in one school year. In Dade County, Florida, all the school computers are locked in place at a cost of $100 each. And Henry Becker at University of California Irvine has estimated that between 50 and 70% of the cost of the hardware must also be set aside for teacher education. »
Je ne retrouve pas les traits de notre expérience d’intégration des technologies dans le contenu de ce texte « journalistique ». Je crois néanmoins qu’il est important d’en prendre connaissance… Notre projet est jeune et il ne faut rien prendre acquis, mais je crois vraiment que les technologies doivent demeurer des outils et non des « fins en soi » pour qu’il y ait un bon sens à les utiliser. Tout ce qui se fait mieux sans… et bien il faut le faire sans !
Les projets à fort contenu technologique doivent être, avant tout, des projets à forte teneur en pédagogie pour que des résultats soient présents… sur le long terme ! Et puis, les technologies ce n’est pas que des machines. Les machines à elles seules, effectivement, ça ne règle pas grand chose en matière d’apprentissage. D’où la difficulté de capitaliser sur des opportunités de se procurer des appareils. Le plus dur reste à faire, après coût (ou coup, c’est selon…); c’est évident !

1 Commentaire
  1. Photo du profil de G.Bernard
    G.Bernard 17 années Il y a

    La peinture avec les doigts c’est très bien, et un pinceau offre des possibilités encore plus grandes si en plus on peut en changer la forme des poils.
    Mais avec les doigts ou le pinceau, reste que c’est l’artiste qui fait l’art, pas l’outil.
    L’article donne l’impression que son auteur espérait que la machine éduque ou facilite l’éducation. C’est cette fausse attente qui a produit les logiciels ludo-éducatifs qui étaient supposés transformer la machine en professeur. C’est la machine qui travaille pendant que l’élève s’amuse.
    Normal que les professeurs aient vus cet outil dans cet optique, car ce n’est pas comme outil pour les élèves que les fabriquants vantaient leurs machines, mais un outil pour les professeurs.
    Pourtant l’auteur identifie, dans son article, la correcte utilisation de cet outil en mentionnant les gains en mathématiques d’élèves qui s’en sont servis pour créer eux-mêmes des simulations, et les pertes de ceux qui ont utiliser des logiciels d’exercises pré-fabriqués.
    L’ordinateur ne peut pas éduquer, mais il est un outil formidable pour donner les moyens aux élèves de s’éduquer et s’instruire eux-mêmes.
    Ce sont les élèves qui doivent travailler, pas la machine ou le professeur.

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