1er décembre : Journée mondiale SIDA

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J’écris ce texte en solidarité avec les gens qui participent à cette initiative ! L’idée est la suivante : « Que chaque producteur de contenu personnel sur la toile se considère invité à se joindre aux efforts de sensibilisation de la journée mondiale SIDA 2003.
C’est par le biais de la musique que j’ai pris conscience de la réalité du SIDA pour la première (vrai) fois en 1993. Ce texte parfaitement déclamé, me trouble à chaque fois :
Une larme a coulé lorsqu’on me l’a dit.
Mon coeur n’était pas prêt, mon âme était transie.
Moi, encore presqu’enfant, confronté à la mort…
Avoir voulu aimé fut le seul de mes torts.
La vie défile au loin de ma prison blanchie
qui n’a point de barreau ni de planché verni.
Quand les mains de mes hôtes se posent sur mon corps,
leurs doux gants de latex me rappellent mon sort.
Les gens autour de moi n’osent pas m’approcher;
leurs regards sont curieux, ils cherchent à m’éviter.
Mes parents et amis, je les ai tous perdus.
Pour eux, je suis déjà parti sans même avoir vécu.
Mais la nuit, je suis heureux…
Quand les rêves me transportent sur un nuage bleu,
la lumière m’escorte…
S’il y a un Dieu là-haut et qu’il m’ouvre les bras.
Ce sera le premier qui l’aura fait pour moi !
« Avoir voulu aimé fut le seul de mes torts« . Cette phrase, je ne la digère pas. Un geste d’amour qui sème la mort… quel paradoxe incroyable ! Depuis ce temps, j’essais de comprendre, de ne pas juger surtout. Cette manie de tout vouloir comprendre est un de mes défauts… Dans ce cas-ci, j’ai parfois l’impression de m’éloigner du sens réel du phénomène SIDA :
« Une maladie grave (une épidémie) aux conséquences mortelles et aux processus fulgurants vient frapper en particulier la jeunesse, et entraver son accès à certaines formes de libertés que l’histoire de la génération qui l’a précédée lui a pourtant léguées comme héritage socio-culturel. C’est dans la fleur de l’âge et la plupart du temps en pleine innocence que les jeunes gens sont victimes du sida. »
Alors que faire ?
À défaut de pouvoir comprendre, essayons de s’encourager (dans le sens de se donner du courage)… Il y a d’abord cette nouvelle qui procure curiosité et espoir ! Et puis, je me dis qu’il devient important de regarder cela sous l’angle de la santé publique : adopter des comportements préventifs. Et enfin, parler d’amour…
J’ai une histoire à raconter
Je me souviens du temps où j’enseignais la Formation Personnelle et Sociale (FPS) en secondaire quatre et cinq. Je me souviens de m’être creusé les méninges pour illustrer ce que pouvait être l’amour à des jeunes qui souvent, veulent aller rapidement pour tout découvrir. J’avais espoir de leur faire faire un lien avec une préoccupation de retarder le moment de leur prochaine relation sexuelle ?!?
J’abordais cela sous l’angle de la confidence… «Imaginez un garçon qui vient d’apprendre un secret incroyable le concernant qui vient le chercher dans son intimité profonde. Un secret du genre « Tu apprends que tu as une vieille tante qui vient de décéder et qui te fera hériter de 100 000 $ que tu pourras toucher à tes dix-huit ans ». Je te pose la question : laquelle des deux situations suivantes est porteuse d’une plus grande intimité, d’une amitié véritable (A ou B) ?
A) Le garçon en question, estomaqué, rempli de désir de parler de ce qu’il vient d’apprendre, passe la journée à rencontrer des gens, des amis, des copains, des connaissances. À chacun d’eux, il raconte en tout ou en partie, l’événement, la joie qui l’anime, les impacts de cette situation et l’anxiété généré après avoir appris cela. À la fin de la journée, il téléphone à son meilleur « chum » (qui n’était pas disponible plus tôt) et il lui raconte les péripéties de sa journée et des quelques conversations intimes qu’il a eu avec tous et chacun; et après cela, il lui demande ce qu’il en pense…
B) Le garçon en question, estomaqué, rempli de désir de parler de ce qu’il vient d’apprendre, passe la journée à rencontrer des gens, des amis, des copains, des connaissances. Devant chacun d’eux, il se retient à parler de l’événement, de la joie qui l’anime, des impacts de cette situation et de l’anxiété généré après avoir appris cela. Il sait que ce soir, il téléphonera à son meilleur « chum » (qui n’est pas disponible plus tôt) et il lui racontera tout cela, de façon privilégié ! Il lui demandera ce qu’il en pense…
Aujourd’hui, je rappelle la question : laquelle des deux situations suivantes est porteuse d’une plus grande intimité, d’une amitié véritable (A ou B) ? En quoi cela devrait-il être différent en amour ?
Je suis un idéaliste, à certains moments, j’en conviens. Mais si un éducateur ne parle pas de cette possibilité (l’abstinence), qui en parlera ?

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