Sujets de fin de semaine

La fatigue du vendredi soir m’empêche de développer sur tous les sujets qui attirent mon attention. Ce n’est pas l’envie qui manque, c’est l’énergie. Je veux quand même noter quelques pistes, pour mieux y revenir :

Tout cela sans compter mes autres sujets de prédilection, quelques suivis à des commentaires déjà postés sur des billets de mon blogue et les sujets qui ne manqueront pas de s’ajouter…
Ouf… Tout un programme!

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10 Commentaires
  1. Photo du profil de MarioCyr
    MarioCyr 16 années Il y a

    Bonjour,
    J’aurais aimé savoir ce que vous pensiez de la décision du MELS de diminuer les exigences pédagogiques des futurs enseignants disciplinaires sciences mathématiques et anglais afin de pallier à la pénurie. Je me souviens qu’en 1989, le MEQ avait envoyé un « ambassadeur » dans ma classe de chimie secondaire 5 (probablement un C.P. mais je l’ignorais à l’époque) afin de nous informer d’un manque d’enseignants dans ces disciplines. Emploi assuré; conditions paradisiaques!
    Doit-on sacrifier le pédago au profit du disciplinaire? C’est pourtant l’inverse de ce que le renouveau pédagogique soutient non?
    Je me dois d’avouer que je suis un peu perplexe de constater que nos fonctionnaires n’ont pas su pallier à ce manque prévu 17 ans à l’avance, ni trouver de moyen plus respectueux de l’éducation nos jeunes dans ces domaines disciplinaires que «d’ouvrir les vannes». Déçu? Je suppose. Sceptique? Effectivement! Ce ne sont pas, à mes yeux, des indicateurs de conditions gagnantes à la réforme. C’est plutôt une attitude pragmatique à court terme qui laisse transparaître un désintérêt fondamental de l’éducation au profit de la dette et de l’opinion publique.
    Qu’en pensez-vous?

  2. Photo du profil de Mario Asselin
    Mario Asselin 16 années Il y a

    Bonne suggestion de sujet M. Cyr. Avant de donner suite à ma réflexion, j’aimerais d’abord vous féliciter pour la façon dont tenez pignon sur Web avec vos ouailles de cinquième secondaire.
    Deux dispositions dans «ce virage du MELS» me rassurent quant au déficit «en pédagogie» qui pourrait résulter de cette ouverture. Vous allez me dire que la condition imposée à celui qui fait le saut (de suivre une formation en pédagogie à l’intérieur d’un délai de sept ans) ne vaut pas le bac de quatre ans, mais je crois que ça donne quand même une certaine assurance que le spécialiste en contenu tiendra compte de l’opportunité de se doter de plus d’une stratégie pour faire apprendre. Aussi, je crois que l’obligation imposée aux étudiants de quatrième année du baccalauréat (de s’engager à terminer leur formation) est essentielle.
    J’ai des problèmes avec le sacrifice dont vous parlez. La façon dont vous tournez votre phrase laisse croire que le renouveau sacrifie le disciplinaire au profit du «pédago» comme vous dites. Le programme axé sur l’acquisition de compétences bonifie le contenu disciplinaire en demandant aux élèves de devenir «plus que savant» et exige des enseignants qu’ils soient moins transmetteurs à tout prix et plus centrés sur les apprentissages quitte à remettre en question certaines de leurs stratégies quand elles ne font pas apprendre. Au deuxième cycle du secondaire en particulier, le renouveau ne fera pas long feu auprès des enseignants si ça veut dire «apprendre à sacrifier du disciplinaire au profit des stratégies»; je crois vraiment que les stratégies doivent servir un contenu substantiel (des compétences transversales et disciplinaires bien construites et bien maîtrisées).
    En ce sens, je crois qu’un spécialiste du contenu d’abord qui fait bien apprendre est préférable à un spécialiste des stratégies qui ne sait rien du contenu qui est à la base de l’acquisition des compétences. S’il n’a pas à tout transmettre lui-même, il doit être «au parfum» de ce qui compose le domaine de sa discipline.
    Quant au manque de planification des fonctionnaires, je ne sais trop s’ils ont à porter à 100% le fardeau de ce qui nous arrive. Les départs massifs de 1996-1997 et 1997-1998 ont été initiés par le politique d’une part et ils ne tenaient sûrement pas compte de d’autres décisions bien politiques dont celle d’augmenter le temps d’enseignement au primaire. «L’attitude pragmatique» comme vous dites, «au profit de la dette et de l’opinion publique» nous force tous à ne pas devenir dogmatiques non plus. Il y a de très bons enseignants qui vont joindre «la profession» parmi ces gens à venir, je n’en doute pas, ne serait-ce parce que les directions d’école (et de C.S.) auront à coeur de ne pas engager n’importe qui, fûssent-ils, si connaissants de leurs disciplines. Du monde qui s’écoute parler et qui n’ont pas à coeur d’ouvrir les coeurs et les esprits de nos jeunes et ayant pour seul but d’en imposer vont rapidement se rendre compte que l’enseignement, ce n’est pas pour eux. Compter sur les directions, les collègues, les parents et les jeunes pour réguler tout ça…
    Bien-sûr, les nostalgiques d’un autre temps pourront toujours crier que l’autorité n’est plus ce qu’il devrait être, mais je ne suis pas de ceux qui confondent «être assez savant pour enseigner» et «être suffisamment compétent pouvoir bien servir cette noble tâche que de faire apprendre.»

  3. Photo du profil de Djeault
    Djeault 16 années Il y a

    «Chacun son métier, et les moutons seront bien gardés»
    Mario écrit plus haut : «Du monde qui s’écoute parler et qui n’ont pas à coeur d’ouvrir les coeurs et les esprits de nos jeunes et ayant pour seul but d’en imposer vont rapidement se rendre compte que l’enseignement, ce n’est pas pour eux.» Cela risque d’arriver fréquemment, attendu la forme qu’ont les cours universitaires, durant lesquels, plus souvent qu’autrement, le prof ou chargé de cours parle en avant durant ±trois heures ; après trois ans de ce régime, il y a un fort « risque de transposition »…
    Pour ce qui est de la (trop) généreuse latitude d’accorder sept ans pour réussir une formation en pédagogie, ne devrait-on pas plutôt demander à ces supposés spécialistes du contenu, qui veulent enseigner, de faire ces trente crédits, soit l’équivalent d’un certificat, AVANT qu’ils puissent enseigner, d’autant plus qu’un baccalauréat en enseignement de quatre ans inclue quatre stages répartis sur trois ans, ce qui donne à l’apprenant-enseignant l’occasion, et surtout le temps, de se transformer en pro, AVANT qu’on le paye.
    Quoiqu’un an, ou trente crédits, c’est plutôt court pour effectuer la transformation intérieure qui mène vers les compétences d’un enseignant, les concepteurs du « certificat en enseignement au secondaire », risquent de conclure qu’il serait logique d’acquérir de la théorie « didactique-pédagogique » durant une première session de 15 crédits, AVANT de faire un premier stage, à la deuxième session, et AVANT d’être payé pour enseigner ? Avec le projet de loi actuel, un « spécialiste » pourrait se contenter d’un seul stage, alors que, il y a à peine huit ans, les professeurs concepteurs des programmes universitaires formateurs de futurs enseignants ont conclu que ça en prenait quatre, plutôt que trois !
    Bien sûr que, particulièrement à Montréal, où il y a un grand manque d’enseignants, les étudiants qui font un baccalauréat en enseignement peuvent travailler-enseigner AVANT d’avoir terminé complètement leur programme et ou quatrième stage, mais en quel honneur, les spécialistes du contenu auraient le droit d’enseigner sans faire aucun stage, alors que ceux qui étudient en enseignement doivent théoriquement s’en taper quatre ?
    D’autant plus que plusieurs commissions scolaires obtiennent déjà des dérogations, par exemple, pour engager un anglophone pour enseigner l’anglais, langue seconde, avec le projet de loi actuel, est-ce que certains se diront que le chemin le plus rapide vers un emploi d’enseignant, disons d’anglais, langue seconde, serait d’être anglophone, de faire un baccalauréat de trois ans en études anglaises, puis d’avoir sept ans pour faire des cours de pédagogie, qu’ils ne feront possiblement jamais, alors que ceux qui font un baccalauréat en enseignement de l’anglais, langue seconde, seront en train de terminer leur dernier stage, non rémunéré, en début de leur quatrième année ?
    Claire Bélanger, au nom des 5 900 enseignantes et enseignants du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec, dans une lettre au Ministre Fournier, lui demandait «Saviez-vous qu’un enseignant qui termine un baccalauréat universitaire de quatre ans gagne au maximum 36 000 $ par année, s’il a la chance d’obtenir une tâche complète ? Saviez-vous que la majorité d’entre eux enseignent à temps partiel et reçoivent donc un salaire calculé en proportion de leur tâche ? Saviez-vous que le tiers de nos membres vivent la précarité d’emploi ? »
    Or donc, permettre à des « spécialistes du contenu » d’acquérir leur théorie pédagogique sur une période sept ans, va créer un véritable jeu de chaise musicale, pour les postes disponibles. Qui plus est, les finissants du baccalauréat en enseignement de cette année entreront en compétition avec les spécialistes du contenu diplômés cette année, voire avant. C’est comme permettre à un diplômé en droit de plaider en Cour sans qu’il ait passé par son année obligatoire avec le Barreau ; peut-être que Monsieur le Ministre Fournier peut mieux comprendre ce concept ?
    p.s. : la forme masculine est utilisée afin d’alléger le texte.

  4. Photo du profil de MarcSt-Pierre
    MarcSt-Pierre 16 années Il y a

    Bonjour Djeault !
    Je comprends bien ton point de vue. Par ailleurs, au-delà de tout, il y a une réalité: la pénurie d’enseignants est bien réelle. La situation actuelle n’est pas idéale et j’en conviens. Dans certaines régions, je n’ose dire « éloignées » c’est carrément dramatique.
    Je crois qu’il faut profiter du contexte et se demander s’il ne serait pas pertinent de trouver une façon de reconnaître par des crédits , peut-être en utilisant la voie de la reconnaissance des acquis, la formation qui est offerte aux enseignants dans les commissions scolaires et à laquelle des ressources importantes sont consenties. En bref, pourquoi ne pas se donner un mécanisme qui permettrait d’attribuer des crédits pour de la formation qui est offerte sur les lieux de travail ? Ce ne serait que reconnaître la qualité des interventions de formation qui sont faites dans nos établissements par nos conseillers pédagogiques, qui sont, par ailleurs, souvent les mêmes personnes que les universités embauchent comme chargés de cours.
    Je crois qu’intégrer cette dimension à la formation « créditée » des enseignants favoriserait encore plus l’arrivée de personnes ayant une formation d’abord disciplinaire et faciliterait aussi l’insertion professionnele de ceux qui ont été reconnus compétents dans une autre province, voire un autre pays. Ce serait sûrement un élément facilitant et un incitatif supplémentaire. En gros, on dirait: amenez-nous des spécialistes de contenu, on en fera sur place des éducateurs. Ce travail se ferait en partenariat, bien sûr, avec les universités. Même chose pour les gens qui arrivent de l’étranger ou d’un autre réseau. Dans un contexte, au surplus, où la conciliation travail-famille devient un enjeu majeur dans tous les aspects du renouvellement du corps enseignants, du recrutement, à l’embauche et à l’affectation à une tâche, c’est à mon sens un (gros) pas dans la bonne direction.
    Vous en pensez quoi ?

  5. Photo du profil de Djeault
    Djeault 16 années Il y a

    Bonjour Marc, TLM
    Avec le projet de loi actuel, voici la situation : Sylvie Fictive étudie la littérature fronçaise ; elle a commencé en septembre 2003 : en septembre 2006, voire en mai, elle pourra enseigner et être payée.
    Pierre Imaginaire, lui, fait un bac. en enseignement du français, langue et littératures, au secondaire ; Pierre a commencé, lui aussi, en septembre 2003, mais, il ne peut, théoriquement et légalement, qu’enseigner en septembre 2007, même si pratiquement, c’est autre chose.
    Cependant, en septembre 2006, Pierre ne fera qu’un stage non-rénuméré, alors que Marie Fictive, elle, sera payée pour enseigner, tout en étant moins qualifié, mais tout en acquérant plus d’ancienneté !
    Si on crédite Sylvie pour sa prise d’expérience sur le terrain, en plus de la payer, alors, il faudrait aussi payer Pierre pour son dernier et quatrième stage ?
    Non ?

  6. Photo du profil de MarcSt-Pierre
    MarcSt-Pierre 16 années Il y a

    Bonjour Djeault !
    Les modifications proposées au règlement sur l’autorisation d’enseigner prévoient également que ton Pierre, étudiant de 4e année au bacc, puisse être engagé et être rémunéré, au même titre que Sylvie et au même moment qu’elle, soit en septembre 2006. Sa prestation de travail sera reconnue comme un stage. D’où, à mon sens, l’intérêt pour créditer les activités de formation continue offertes sur les lieux de travail par le commissions scolaires (ou la FEEP, dans le cas des établissements privés…).

  7. Photo du profil de Djeault
    Djeault 16 années Il y a

    Donc, Marc, ce que vous dites, c’est que Pierre Imaginaire pourra travailler en plus de son quatrième stage, ou bedon qu’il pourra être payé pour son quatrième stage, à la septième session ?
    C’est qu’à notre septième session, je me rappelle qu’on s’était fait dire : lâchez vos emplois et n’acceptez pas de suppléances ; votre dernier stage, même si ce n’est qu’une demie-tâche, va vous impliquer à temps plein !
    Sauf qu’à la huitième session, Pierre sera en train de terminer son bac. et Sylvie Fictive, en train de « ramasser le gros lot » et de « se mettre les pieds dans la boutique » … J’en connais une qui présentement a six cours à sa dernière et huitième session… Elle n’a donc guère le temps pour de la suppléance et doit en refuser fréquemment.
    Aussi, à la septième session de Pierre, Sylvie, on présume à sa première expérience d’enseignemnent, sera seule au monde avec sa responsabilité d’enseignante, alors que Pierre, à son quatrième stage, sera supervisé, évalué et modelé par son enseignant associé.
    Déjà à Montréal, l’un(e) peut faire de la suppléance après avoir acquis 60 crédits ; on dit que certain(e)s ne finissent jamais leur bac.
    Je continue de penser que Sylvie devrait faire sa pédagogie AVANT d’enseigner, mais, ce n’est que mon opinion 🙂

  8. André Chartrand 16 années Il y a

    M. Djeault,
    Votre commentaire (no 3) tant sur le fond que sur le ton me laisse pantois.
    Sur le fond…
    D’abord, comme le soulignait M. St-Pierre le problème de la pénurie d’enseignant est réel et nécessitait une intervention de ce genre.
    Ensuite, quand on lit le texte du projet de règlement, on se rend compte que la formule proposée par le ministre n’est pas aussi laxiste que le laisse entendre les journaux et ce pour plusieurs raisons.
    1- C’est un permis d’enseigner qui sera délivré, donc une autorisation provisoire. Si vous ne rencontrez pas les exigences prévues dans les délais impartis, c’est terminé.
    2- Pour obtenir un brevet, une autorisation permanente d’enseigner, il faudra, pour avoir complété un des programmes de formation à l’enseignement déjà existant. À moins que vous ayez accès à des informations dont je ne dispose pas, il n’y a rien concernant un quelconque 30 crédits dans ce projet de règlement. À terme, la formation sera quasi identique.
    3- Vous devez avoir une promesse d’embauche dans votre champ disciplinaire pour avoir cette autorisation provisoire ce qui est plus contraignant que si vous êtes détenteur d’un brevet obtenu dans un parcours régulier puisque ce dernier vous autorise à enseigner n’importe quelle discipline tant au primaire qu’au secondaire.
    Par ailleurs, trois groupes de personnes pourront se prévaloir de cette procédure d’exception ( ça se termine au 31 août 2010) : les détenteurs d’un baccalauréat dans une discipline enseignée au primaire ou au secondaire, les étudiants de 4e année d’un programme en enseignement et les enseignants du collégial possédant déjà une formation à l’enseignement collégial d’au moins trente crédits. Dans ce dernier cas, cette formation n’est pas jugée suffisante, il faudra par ailleurs accumuler 15 crédits à l’intérieur d’un des programmes à l’enseignement déjà existant, et le règlement précise : « dont 6 de ces unités se rapportant à la didactique, au moins 3 à l’évaluation des apprentissages et au moins 3 à l’intervention auprès des élèves handicapés ou en difficultés d’adaptation ou d’apprentissage :
    30 elle a réussi, pendant la période de validité du permis visé au paragraphe 1, le stage probatoire »
    Pour les enseignants du collégial, nous en sommes à 45 crédits en pédagogie, plus une certaine expérience de l’enseignement à tout cela s’ajoute la période probatoire (2 ans si je ne m’abuse)
    J’ajoute que, pour ma part, je vois certains avantages à la formule proposée.
    1- La formule est préférable à la situation actuelle qui autorise quasi automatiquement les dérogations et laisse ses détenteurs, le plus souvent, livré à eux-mêmes, sans soutien et dans une situation d’éternelle précarité professionnelle.
    2- Cette formule placera les personnes qui s’y inscriront dans une situation qui s’apparente à une alternance travail-étude. Pendant plusieurs années, ces personnes profiterons d’une formation universitaire qu’elles pourront mettre en parallèle avec leur expérience du terrain. Il s’agit d’une situation qui sera probablement profitable sur le plan de la croissance professionnelle, bien plus qu’un inconvénient.
    3- Au bout d’une seule année à temps plein, ces personnes auront plus d’heures terrain que les quatre stages réunis.
    Les deux derniers avantages de cette formule pourraient peut-être même, à terme, et contrairement à ce que vous estimez, donner lieu à une formation de meilleure qualité car j’y vois l’occasion d’un meilleur arrimage entre la théorie didactique et pédagogique et la formation pratique. Par ailleurs, on pourrait également y voir un meilleur équilibre entre les trois principales composantes de la formation à l’enseignement : la formation disciplinaire, la formation didactique et psychopédagogique et la formation pratique.
    Cela dit, les propositions de M. St-Pierre me paraissent également intéressantes.
    Sur le ton…
    Permettez-moi, monsieur, d’exprimer ici mon indignation face au ton particulièrement méprisant que vous employez à l’égard des diplômés universitaires qui pourraient se prévaloir de ces nouvelles dispositions.
    Ce ne sont pas des « supposés spécialistes du contenu», ce sont des personnes. Ce ne sont pas des « supposés spécialistes du contenu », ce sont des spécialistes dans leur discipline. Quand une personne est détentrice d’un baccalauréat, d’une maîtrise voire d’un doctorat dans sa discipline, j’estime que c’est une authentique spécialiste. Et, ne vous en déplaise, ce n’est pas une tare, ni une condition incapacitante dont il faudrait se guérir pour accéder à la profession, bien au contraire.
    Finalement, je vous avoue également mon étonnement quand, allant sur votre Wiki, je constate que les propos de Claire Bélanger que vous rapportez ici ne porte absolument pas sur ce projet de règlement mais sur un tout autre sujet et que vous n’avez pas jugé bon de le préciser.

  9. Photo du profil de Djeault
    Djeault 16 années Il y a

    Bonjourrr M. André Chartrand
    Est-ce que vous allez bien, aujourd’hui ?
    Vous avez sorti un mot de mon texte et vous l’utilisez pour affirmer que j’ai un « ton particulièrement méprisant […] à l’égard des diplômés universitaires », ce qui n’est absolument pas le cas, d’autant plus que j’ai un diplôme de baccalauréat et un de maîtrise.
    N’empêche qu’un bachelier universitaire, spécialiste en littérature française qui aurait approfondi un style littéraire X n’est pas un spécialiste du programme de français au secondaire, ni automatiquement un piètre ou excellent pédagogue ; n’est-ce pas ? Qui plus est, le mot « supposé » ne signifie pas : «tare, ou une condition incapacitante dont il faudrait se guérir pour accéder à la profession» ; ce sont là VOS propos, pas les miens !
    Quant aux propos de Mz Claire Bélanger, je précise dans mon WiKi, et ce, avant même son texte : « quoique cette missive réponde à l’imposition de la loi 142 par les Libéraux, elle semble contenir certains éléments pertinents à l’analyse du présent problème. »
    Malgré le supposé (pique-pique 🙂 manque d’enseignants, selon Mz Bélanger, « le tiers des 5 900 enseignantes et enseignants du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec vivent la précarité d’emploi ! » Que cette supposée réalité provienne de n’importe quel texte sur n’importe quel sujet, on s’en fout ! Tout ce que j’émets comme hypothèse, c’est que les débuts de plusieurs enseignants diplômés universitaires seront compliqués par la concurrence de ces spécialistes.
    Ainsi, ma conjointe, par exemple, une excellente étudiante, à qui il ne reste qu’un seul cours pour terminer son baccalauréat en enseignement du français, langue et littérature, au secondaire, pour l’instant, ne ramasse que des miettes de suppléance ; avec le projet de loi dont on discute, elle verra sa recherche d’un emploi, à temps plein ou partiel, compliquée par les « spécialistes du contenu », dès l’année scolaire prochaine.
    Et je continue de penser que Sylvie Fictive, bachelière spécialiste de Marie Chapdelaine, devrait « faire sa pédagogie » AVANT d’être payée pour enseigner le français au secondaire, et que, ce faisant, elle devrait avoir au moins un stage pour lequel elle payera ; cela serait équitable, vu que pour enseigner une demie-tâche pendant trois mois, à son dernier stage, un étudiant en enseignement paye ±$1000. ??
    Dans les programmes de baccalauréat en enseignement, il ne reste que ± la moitié des étudiants, à la fin des quatre années, et assez souvent, celles et ceux qui abandonnent, le font, quand ils se rendent compte, après ou pendant un stage, qu’enseigner au secondaire, par exemple, en secondaire II, c’est du sport ! Je me demande quel sera le pourcentage avec les « spécialistes du contenu » ?
    Voilà !
    Ho ! Et bonne journée, M. Chartrand !

  10. André Chartrand 16 années Il y a

    Bonjour M. Djeault,
    En effet, je vais bien ce matin. Je vous remercie de vous en soucier. Si je comprends bien, vous avez lu mon commentaire ce matin. J’espère donc que je n’aurai pas gâché vôtre journée avec la dernière partie de mon commentaire où, j’en conviens, j’ai peut-être manqué de tact. Cela dit…
    Sur le fond… Je continue de penser que la formule proposée n’est pas sans avantage compte tenu des difficultés de recrutement et de rétention que vit actuellement le milieu scolaire. Je conviens toutefois, qu’en effet, elle introduit de nouveaux acteurs sur le marché des emplois disponibles et que cela peut être frustrant pour certains et qu’on peut y voir une certaine forme d’injustice.
    En ce qui concerne mon interprétation de votre commentaire à l’effet que vous y affichez un certain mépris pour les détenteurs d’un diplôme universitaire qui voudrait enseigner, je suis heureux de voir que vous contester mon interprétation et que vous affirmez que ce n’est pas le cas. Votre parole me suffit, je n’ai aucune raison de douter de votre bonne foi. Cependant, je voudrais tout de même ajouter que, même si vous ne vouliez en aucune façon tenir de tels propos, je crois, peut-être à tort, que votre commentaire donne prise à une telle interprétation. Mais disons qu’à ce stade, je prendrais sûrement plaisir à débattre la question avec vous devant une bière, mais je m’en tiendrai là dans le contexte de ce carnet.
    Finalement, pour ce qui est de votre utilisation des propos de Mme. Bélanger, vous avez en effet précisé sur votre Wiki que ces propos étaient à situer dans un autre contexte, ce qui était parfaitement correct. Mais en ne le faisant pas ici, dans votre commentaire no 3 , vous ouvriez une ambiguïté que permettait au lecteur d’en arrivé à la conclusion que ces propos visaient spécifiquement le projet de règlement, chausse-trappe dans laquelle je suis tombée. D’ailleurs, interprétant ce passage de cette manière et en étant un peu surpris, j’ai voulu vérifier si tel était le cas. C’est ainsi que j’ai commencé ma recherche en allant sur votre Wiki.
    Par ailleurs, vous avez parfaitement raison, je crois, de dire que la situation décrite dans l’extrait porte à s’interroger sur la pertinence ou l’équité des mesures déployées par le ministre. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est qu’en omettant de préciser ici, comme vous l’avez sur votre Wiki le contexte dans lequel il fallait situer cet extrait, vous donniez ainsi à penser aux lecteurs de ce carnet que Mme Bélanger et le syndicat qu’elle représente partagent votre position sur le projet de règlement. C’est cela que je croyais important de clarifier.
    Bonne journée, M. Djeault, et la meilleure des chances à votre conjointe dans sa recherche d’emploi.

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