Quand éducation s’arrime à garçons

Journée complète à Sherbrooke hier. En plus d’une visite au Cégep de l’endroit pour une rencontre dans le cadre de mes activités professionnelles, j’ai eu l’occasion de renouer avec tout plein d’anciens collègues au 1er congrès sur l’éducation des garçons au Québec qui se tenait à l’école où j’ai débuté «ma carrière» d’éducateur.

logocolloque_msa.jpgLe thème de la journée a ravi les quelques quatre cents participants qui provenaient de tous les secteurs du milieu scolaire. La conférence d’ouverture avait été confiée à Égide Royer (auteur de Leçons d’éléphants : pour la réussite des garçons) avec qui j’ai eu le plaisir de discuter quelques minutes après son intervention. La journée d’avant, j’avais pu l’écouter à son passage chez Dominique Poirier, en compagnie de Réjean Parent (président de la Centrale des syndicats du Québec) et de Chantal Longpré (présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement) et je lui disais que j’avais beaucoup apprécié la connivence des trois intervenants sur le sujet de la nécessaire présence des hommes en enseignement. Il m’a prédi que les prochains mois devraient réserver quelques surprises sur ce sujet puisqu’il sent les choses bouger «dans le bon sens».

J’ai beaucoup aimé «l’énergie» du congrès au Mont-Ste-Anne. Sur le site Web de l’événement, les organisateurs ont d’abord répondu «Pour comprendre et agir» à la question «Pourquoi un congrès sur l’éducation des garçons?»:

  • «Parce que 69% des élèves en difficultés sont des garçons;
  • parce que 35% des garçons quittent l’école sans diplôme d’études secondaires;
  • parce que des études en neuropsychologie démontrent que les garçons apprennent différemment des filles;
  • parce qu’il est urgent de rejoindre davantage les garçons.»

J’ai fait le plein de rencontres avec plusieurs des personnes avec qui j’ai partagé neuf ans de travail puisqu’on avait pris la peine d’inviter des anciens membres de la direction qui ont «fait l’histoire» de cette école maintenant devenue «La seule école privée francophone pour garçons au Québec». Une école où souvent, on joue avec les mots (et les émotions) dans des activités comme l’improvisation et le slam qui deviennent la porte d’entrée à la poésie et où le sport est omniprésent ouvrant les fenêtres de la connaissance de soi, du sens de l’effort et de la collaboration. On s’est rappelé quelques-uns de nos bons coups et on a aussi évoqué -pour mieux en rire – «nos moins bons»…

Je retiens de ma journée qu’on n’enlève rien aux filles en tentant d’adapter certaines de nos stratégies à la réussite des garçons».

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