Les personnages du Festival d’été de Québec 2011

Chaque édition du Festival d’été de Québec apporte avec lui son lot de personnages et l’édition 2011 n’est pas différente des autres. Ce soir, c’est James Hetfield qui a donné la communion à la grande messe de Metallica avec quelques messages très charismatiques, «Do you feel it ? / I do feel it…» ou encore « Il y a longtemps qu’on nous parle de ce festival. Il n’y a pas de mots pour décrire comment on se sent d’être finalement ici, ce soir, devant des gens qui aiment et ont besoin de musique dans leur vie. » Incidemment, le spectacle de ce soir a donné lieu à des images qui sortent de l’ordinaire (TVA, Francis Vachon).

Plus tôt au Festival, Elton John a sans doute été celui qui a approché à lui seul la notoriété du groupe qui a enflammé la Scène Bell ce soir, mais il ne faudrait pas oublier Marianne Faithfull et Tim Robbins qui ont l’aura pour être considérés dans cette courte liste de «gros noms» qui sont débarqués à Québec depuis dix jours. J’ai assisté aux concerts des deux derniers et à peine la moitié de l’espace des deux scènes où ils se sont produits était occupée. Dans le premier cas, les gens m’ont semblé déstabilisés par l’attitude de celle qui fut jadis la compagne de Mike Jagger. Cracher sur scène, s’allumer une cigarette pendant le solo d’un de ses musiciens, chanter – elle possède une voix unique – les deux mains dans les poches, ça pourrait être interprété comme de la nonchalance, mais bon… les spectateurs m’ont paru très impatients. Dans le cas de Robbins et de son Rogues Gallery Band, ils ont eu la malchance de ne pas bénéficier de bonnes conditions atmosphériques. Ça ne les a pas empêché d’offrir un excellent spectacle, mais le coeur des festivaliers n’y était pas.

Qui d’autres parmi les plus grands que nature dans le lot d’artistes-musiciens que nous avons accueillis ? Gaston Miron a certainement le profil, mais est-on suffisamment conscient de la grandeur de l’homme au Québec ? Gregg Michael Gillis aka « Girl Talk » ou encore Jean-Pierre Ferland ? Peut-être, pour un bon nombre de gens, mais ni l’un ne pourrait être considéré ainsi par le public de l’autre… Buddy Guy est probablement un autre de ces patriarches de la musique qui pourrait se qualifier, mais il avait le goût de passer le relais à un plus jeune – Quinn Sullivan, douze ans – quand il est monté sur les planches jeudi soir.

Reste les foules de la Scène Bell des plaines d’Abraham, qui soir après soir a fait honneur à sa réputation. Tous les artistes à s’y être produits ont tenu à le souligner : phénomène unique qui n’a pas son pareil…

Foule_metallica_plaines.jpg
Photo : Mario tout de go

Si j’oublie quelqu’un d’important… on n’hésite pas à le mentionner!

N.B. Ce billet a aussi été publié sur le blogue du Festival d’été

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