La piqûre

J’ai pris du repos, beaucoup de repos. Je me suis changé les idées, j’ai joué au golf, pris du bon temps avec les membres de ma famille, bref… j’ai profité des douze derniers jours pour me recréer.

Mais – parce qu’il y a un « mais » – je suis incapable de mettre de côté l’actualité politique. Plus encore, quand je réfléchis à ce que j’ai envie de faire de mes journées dans les prochains mois, je pense au véhicule de la politique.

Il faut croire que la campagne électorale ait eu l’effet d’une piqûre sur mon cheminement professionnel. L’engouement est tel que le regard que je porte sur la façon dont je peux faire avancer mes causes personnelles est toujours empreint par l’action politique.

Je suis un éducateur, un gestionnaire et un entrepreneur.

Je veux apprendre à devenir un bon politicien.

Pendant vingt-deux ans, l’école m’a permis de comprendre l’importance d’apprendre et les enjeux de ceux qui en sont empêchés. J’y ai aussi découvert l’immense potentiel de l’utilisation du numérique. Installer des fenêtres à la place des murs autour d’une classe peut changer les choses de manière spectaculaire pour les élèves, leurs parents et les enseignants !

Pendant sept ans, l’entreprise m’a permis de multiplier les occasions d’apprendre sur le pouvoir de changer les choses. Ça tient souvent à la prise qu’ont les gens près de l’action sur leur quotidien. Des centaines de mandats dans de très grandes organisations autant que des petites m’ont démontré l’importance de la communication. J’ai aussi beaucoup appris du travail collaboratif, de la transparence et de l’authenticité.

J’ai dirigé des écoles. J’ai aidé des organisations à mieux prendre le virage du numérique pour communiquer et réaliser leur mission. Dans ma vingtaine et ma trentaine, j’ai travaillé dans un milieu à la fois. Dans les derniers dix ans, j’ai été fasciné de pouvoir influencer plusieurs milieux à la fois.

Ma récente expérience en politique active s’inscrit dans le prolongement de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. L’éducation, les manières d’apprendre, les façons de contrer les situations où on n’apprend pas, l’utilisation du numérique pour mieux apprendre ou en tant qu’outils pour s’assurer d’une meilleure gouvernance, la gestion des processus complexes de communication… tous des objets de travail qui demeurent proche de mes préoccupations habituelles, mais qui risquent de me faire cheminer dans des contextes différents.

Je crois avoir attrapé la piqûre de la politique parce que j’y vois un levier pour agir sur ces sujets qui m’ont toujours préoccupé et sur lesquels ma pratique professionnelle a toujours été centrée.

Quand je lis ce genre de nouvelle dans La Presse, je me dis que l’action politique est nécessaire – voire urgente – et que je peux par mon expertise faire une différence.

Quand je participe à des discussions comme celles évoquées dans cet article de Nathalie Collard, je me sens non seulement utile, mais je sais aussi que ma connaissance du milieu du numérique et de la politique me permet d’apporter une contribution aussi originale qu’efficace.

Je continue d’apprendre des milieux dans lequel j’évolue et c’est souvent ainsi que je peux jauger le mieux la direction à prendre.

Je pourrais apprendre encore d’un engagement dans le milieu scolaire. Même chose si je restais engagé en entreprise. À ce stade-ci de ma réflexion, je me sens particulièrement interpellé par la politique et je vais m’employer dans les prochains jours à évaluer les possibles engagements dans ce domaine.

Quand je regarde l’ampleur qu’à pris le réseau des intervenants en éducation, je me dis qu’il faut travailler à continuer de bâtir des solidarités de toutes les façons possibles. Le politique fait partie des solutions.

J’ai beaucoup à apprendre de la politique, mais j’ai la prétention de penser que la politique peut aussi apprendre de moi.

À suivre…

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2 Commentaires
  1. Photo du profil de Guy Vézina
    Guy Vézina 5 années Il y a

    Bravo Mario!
    Tu t’es vite remis sur pied et c’est la meilleure attitude; je suis convaincu que tu encore beaucoup à apporter à la société par ton intelligence et ta vaste expérience.

    Amicalement,

    Guy Vézina

  2. […] J’ai écrit en septembre dernier que j’avais beaucoup à apprendre de la politique, mais aussi, que j’avais la prétention de penser que la politique pouvait aussi apprendre de moi. Disons que je suis plus avancé sur le premier objectif que sur l’atteinte du deuxième. […]

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