Favoriser la mise en réseau, c’est favoriser la prise de meilleures décisions

Je fais partie de plusieurs groupes, formels et informels. J’ai toujours préféré le travail d’équipe aux initiatives individuelles. Le nombre d’organisations auxquelles je suis attaché ne se compte pas avec les doigts de mes deux mains, tellement il y en a. Avec le temps et les circonstances de mes engagements professionnels, je suis parfois devenu plus distant de certaines et je travaille de très près avec d’autres, mais je demeure lié avec pas mal tous les réseaux qui m’ont accueilli et sensible aux personnes qui les composent.

Depuis quelques années, j’ai décidé de joindre un parti politique, la Coalition Avenir Québec, d’y militer activement et de m’y impliquer au point d’en devenir l’un des portes-paroles. Comme disent les anglais, c’est un « game changer »! Aux yeux de quelques personnes que je rencontre au quotidien, ça transcende l’appartenance à quoi que ce soit d’autres, ça teinte l’ensemble de mes faits et gestes. Pas si certain, mais ce n’est pas l’intention d’écriture de ce billet. J’y reviendrai…

Je veux surtout parler de l’importance des réseaux, à la lumière de deux excellents billets de Harold Jarche : « Management in Networks » et « Six roles of network management ». Ces deux billets touchent les sujets de la culture de réseau et des changements organisationnels. Je réfléchis souvent ici sur ces questions et je suis reconnu au quotidien pour avoir développé une certaine pratique dans ce domaine, depuis plusieurs années. Je considère avoir construit certaines compétences en matière de gestion du changement par les réseaux, du temps où j’étais directeur d’école ou plus récemment, en accompagnant des grandes organisations dans leur virage numérique. Je tiens à mettre à profit cette expertise par mon engagement en politique.

Puisque notre formation politique souhaite un jour prochain former le gouvernement du Québec, je suis bien conscient du défi que pose le travail en réseaux, en gestion de politiques publiques en particulier, et c’est ici que le contenu des textes de Harold entre en jeu.

« Helping the network make better decisions is the primary job of every change agent. It should be the job of every person in every organization. »

Harold Jarche a identifié six fonctions au management à l’ère des réseaux :

  1. Les bonnes pratiques doivent être favorisée par le gestionnaire lui-même et ce dernier doit être en mesure de démontrer publiquement qu’il les privilégie (Be an Example).
  2. À l’intérieur du réseau, le gestionnaire doit encourager tous les membres à utiliser les bonnes pratiques qui sont liées en quelque sorte au domaine de la gestion de la connaissance (Be Knowledge Managers).
  3. Le leadership de service est au coeur de la mission du gestionnaire qui doit favoriser l’écoute active, la remise en question des pratiques et la mise en place de consensus entre les membres du réseau, le réseau facilitant la contribution de chacun (Help the Network Make Better Decisions).
  4. Le gestionnaire doit prendre en compte qu’une bonne partie de la motivation au travail pour un membre du réseau est lié à sa possibilité d’oeuvrer avec une certaine autonomie, de pouvoir contribuer de manière libre et responsable à l’atteinte des objectifs partagés et à l’amélioration des façons de faire. C’est une des responsabilité de gestionnaire du réseau. (Focus on the “Why” of Work).
  5. L’amélioration du rendement de chacun des membres d’une organisation réseautée est en relation directe avec les possibilités pour le gestionnaire d’aménager des possibilités d’apprendre. Le développement de nouvelles habilités dont la prise d’initiative est favorisée par un encadrement propice aux apprentissages (rétroactions constructives) de la part d’un gestionnaire lui-même centré sur les processus d’amélioration continue (Provide Learning Experiences).
  6. On pourrait dire « mettre l’emphase sur ce que les autres ne voient pas – ou moins ». Au lieu de gérer en insistant sur la volonté de faire le moins d’erreurs possible, agir de manière à augmenter les prises de conscience qui favorisent l’innovation. Les informations qui circulent à l’intérieur du réseau doivent être moins filtrées « d’en haut » et doivent davantage passer par le filtre d’autorités reconnus par les membres du réseau. Renseignements complémentaires sur le site Wirearchy… (Improve insights).

Étant très sensible à ces nouvelles façons de faire, je m’emploie à les valoriser en politique – je ne dis pas que c’est facile – et dans les réseaux où je suis plus actif (en posture d’écoute ou d’affirmation) en ce moment. Si les « plaques tectoniques » que constituent les mouvements d’opinion sur les sujets de l’heure – et qui ont une certaine importance en politique – sont bien celles que je ressens actuellement, les prochains mois seront palpitants !

Je recommande la relecture des billets de Harold et des hyperliens suggérés puisque les contenus véhiculés ont le mérite d’apporter un éclairage différents sur la puissance des liens forts construits par les nouvelles possibilités de « connecter » entre les personnes et les réseaux.

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