Restons calmes…

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec dans la section « blogue ».

Je viens de lire deux billets qui vont trop loin.

Au Voir, Catherine Genest monte en exergue les propos de quelques râleurs qui, fondamentalement, se sont fait refuser l’entrée dans un spectacle de Three Days Grace, parce qu’ils sont arrivés en retard. J’en ai parlé dans un billet hier et Nicolas Houle a trouvé les bons mots pour leur répondre : « On n’est pas dans une salle de spectacle, on est dans un festival: si on ne réussit pas à entrer, c’est simplement qu’on est arrivé trop tard… Fin de la discussion. »

Dommage, le billet de la gentille Catherine donne beaucoup trop d’importance à une minorité qui crie peut-être fort, mais qui a tort, sur le fond. Québec a prouvé plusieurs fois qu’il aime Louis-Jean Cormier et l’a encore prouvé lundi soir.

Aussi, la réaction de la collègue Tania Longpré est totalement démesurée. Transformer cette histoire en guérilla musique anglo vs musique franco constitue de la manipulation des faits.

Si les extraits de statut Facebook choisis par la chroniqueuse du Voir ont de quoi faire croire à une polémique au Festival d’été de Québec, la réalité, c’est que ce n’en est pas une.

Quant à l’autre billet, ramener des histoires de 2010 du FM93 pour accréditer une thèse qui n’existe pas n’y change rien : il n’y a pas de tension linguistique à Québec ou au Festival d’été de Québec.

Enfin, la confiance dans la vitalité de sa langue maternelle, c’est peut-être aussi accepter que les gens puisse critiquer la chanson d’ici et ne pas s’en offusquer. Et à Québec, on ne se sent nullement menacé par l’anglais. Alors, les quelques-uns qui s’insurgent parce qu’en principe, la chanson d’ici, c’est sûrement mauvais, je les laisse le dire ou l’écrire. Un, c’est leur droit le plus strict, deux, ça n’empêche pas le FEQ de programmer à chacun des onze jours du francophone.

Restons calmes, s’il-vous-plaît.

Ce soir, je serai au concert de Daniel Lanois et qu’il chante en français ou en anglais, je m’en tape. C’est de la maudite bonne musique!

N.B. Sur le sujet d’une potentielle scène alternative au FEQ, entre les plaines et le pigeonnier, Cédric Bélanger aborde ce sujet dans « Des shows du Festival d’été à l’Agora? Non merci! ».

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