Un devoir de mémoire

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec dans la section « blogue ».

Félix Leclerc est né le 2 août 1914 à La Tuque. Il aurait été centenaire ce 8 août prochain et c’est dans ce contexte que la direction artistique du Festival d’été de Québec a demandé à plusieurs créateurs et artistes de revisiter son répertoire pour le célébrer. Le spectacle Félix, je me souviens est donc un devoir de mémoire puisque ce grand poète que plusieurs considèrent être le père de la chanson québécoise porte toujours un message et des valeurs fondatrices pour notre identité.

Quand je suis allé à la rencontre de certains des artistes qui se produiront sur la Scène Bell (Plaines d’Abraham) ce mercredi soir, je me suis surpris à les entendre parler des oeuvres de Félix avec l’impression qu’ils les découvraient pour une première fois. C’est le cas de Louis-Pierre Phaneuf (Luis Clavis) des Misteur Valaire qui a affirmé sans détour que le défi du groupe est d’intéresser ses fans habituels à la profondeur de l’oeuvre de Félix qu’ils présenteront à leur manière, « avec beaucoup de swing ».

Yan Perreau a aussi avoué qu’il avait été invité à travailler sur des textes qu’il ne connaissait pas (à part Le tour de l’île) et qu’il a en quelque sorte « redécouvert » le géant Félix. Personnellement, je ne connaissais pas le « étudiant jusqu’au soir de sa vie » entendu de la bouche de Perreau pendant la répétition… Belle formule!

C’est en compagnie de celui qui animera la soirée que nous avons eu les plus longues conversations. Yves Jacques avait beaucoup de facilité à trouver les mots pour nous inviter à se rappeler celui qui « a souvent secoué le peuple du Québec ».

« Félix, c’est notre Balzac, notre Victor Hugo à nous. Il demeure tellement important dans notre inconscient collectif. Si un effort a été fait de rajeunir Félix, c’est parce qu’on sait que par la musique, les orchestrations et les arrangements du spectacle, ça va parler à la jeunesse… »

Il faut croire que Félix va encore nous surprendre ce mercredi soir sur les plaines. Il paraît même qu’il fera une petite apparition avec Catherine Major, la technologie aidant…

Ce soir en écrivant ce texte, je me dis qu’il ne faudra pas blâmer personne de célébrer un Félix indépendantiste. Il l’était et il semble que le show le sera.

Il est évident aussi qu’il sera question de son amour de la langue française avec laquelle il savait jouer de toutes les harmoniques. Grand bonheur, ce sera aussi un spectacle de mots.

Il faudra profiter de la présence de tous ces artistes sur scène pour se souvenir de tous ces beaux textes qu’il faut apprendre à chanter à nos enfants et à nos petits-enfants dans un devoir de mémoire, de génération en génération.

On ne rend pas hommage à Félix pour ses cents ans… On réapprend à le découvrir!

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