La barbe des séries

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec et au Journal de Montréal dans la section « blogue ».

Les premières parties de «la vraie saison» dans la Ligue Nationale de Hockey débutent ce mercredi 15 avril au soir, mais force est d’admettre qu’on se sent déjà «en séries éliminatoires». On entre dans ce beau temps de l’année où une sorte d’éclipse médiatique sévit, où il n’y en a que pour le club de hockey Les Canadiens (CH) et où la barbe des séries est de circonstance.

On ne sait pas vraiment combien de temps ça va durer. De fait, aussi longtemps que le CH sera partie prenante. Le plus tôt qu’il puisse être éliminé par leur adversaire de la première ronde les Sénateurs d’Ottawa (le mercredi 22 avril, moment de la quatrième confrontation) fait en sorte qu’on en a au moins pour une semaine.

On peut espérer bien davantage, une semaine n’étant pas assez de temps pour rebâtir certaines solidarités autour d’un idéal commun. On en est rendu là… le début des séries pourrait peut-être nous sortir de la morosité ambiante!

Carey Price, Max Pacioretti et P.K. Subban ont en mains le moral des troupes pour les prochains jours et on en vient à espérer qu’ils prolongeront le plus longtemps possible le plaisir de concentrer notre attention sur les patinoires plutôt que sur les affrontements entre policiers et étudiants de l’ASSÉ.

Disons que ça arrive au bon moment…

Je répondais hier sur mon blogue personnel au chroniqueur du Devoir David Desjardins au sujet d’un texte qu’il a signé sur la politesse et le savoir-vivre en me disant qu’il nous faudrait d’urgence trouver un exutoire à cet hiver difficile, à ce printemps qui n’arrive pas et à ces tensions exacerbées par certains anarchistes ou par le gouvernement, c’est selon.

La barbe des séries viendra finalement à notre rescousse, telle un médicament placebo.

En toute solidarité avec les gladiateurs sur la glace, nous pourrons montrer jusqu’à quel point nous sommes solidaires d’une tradition qui aurait débuté selon plusieurs observateurs au début des années 80, avec les Butch Goring, Clark Gillies, Bryan Trottier et Mike Bossy des Islanders de New York.

On se laissera pousser la barbe «des play-off» pour conjurer le sort avec confiance.

Laissons de côté les préoccupations esthétiques et politiques en mettant tous nos oeufs dans le panier du hockey.

À Québec, même ceux qui sont en attente du retour des Nordiques ont soif de concentrer son attention sur la rondelle et les lignes ouvertes.

Ensemble et poilus, nous pourrons nous rebâtir un moral, envisager l’été et revenir plus fringuant cet automne pour se refaire le débat du prix à payer pour l’atteinte de l’équilibre budgétaire.

Dans les prochains jours, on va séparer les hommes des enfants.

Cette année, les séries tombent pile-poil!

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