Alexandre Cloutier gagne le premier débat (officiel)

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec et au Journal de Montréal dans la section du blogue des «spin doctors».

Mieux préparé, davantage à l’attaque sans s’emporter et surtout, prêt à défendre avec ardeur sa position de meneur, le député de Lac-Saint-Jean a remporté le débat de Sherbrooke, premier de cinq avant l’élection du chef du Parti québécois le 7 octobre prochain.

Je n’étais pas sur place… j’étais des nombreux internautes à bénéficier du lien Internet mis à la disposition de ceux qui n’avaient pas fait le voyage en Estrie.

Même s’il était le seul des quatre intervenants que nous avions peine à entendre quelques fois, Alexandre Cloutier s’est démarqué tout au long de l’affrontement, surtout auprès de Jean-François Lisée qui a même dû l’interpeller, insatisfait de ne pas avoir le dessus dans l’un des duels qui constituaient l’essentiel de la formule choisie pour animer les échanges.

Un «heille» autoritaire envers Cloutier dans un segment où il a été question d’une «vieille idée» du député de Rosemont (vendre des actions d’Hydro-Québec) a ramené à l’avant-plan le bouillant caractère de Lisée qui a alors perdu sa contenance, ce qui n’aidera en rien sa réputation «d’arrogant» qui le suit depuis toujours, quand ça chauffe!

De plus, à elles seules, ses accusions au sujet du « manque de bienséance » dont aurait fait preuve Alexandre Cloutier témoignent qu’il entretient lui-même le sentiment d’avoir perdu ce premier débat.

Lisée a quand même connu de bons moments, signifiant en point de presse d’après débat qu’il avait fait « avouer » à Martine Ouellet que « tous les candidats étaient des indépendantistes ». Il n’avait pas aimé se voir affubler (lui et les autres adversaires de Martine Ouellet) du sobriquet « de provincialistes » devant les étudiants de l’Université de Montréal, mardi dernier.

Il faut le dire… la plus pressée à réaliser l’indépendance du Québec parmi les prétendants à la succession de Pierre Karl Péladeau a connu un mauvais débat. S’empêtrant dans le dossier d’Anticosti (qu’elle aurait dû éviter dans son duel avec Alexandre Cloutier), elle a même été huée quand elle s’est cachée derrière Pauline Marois pour expliquer le « mauvais contrat » qu’elle a elle-même signé au nom du gouvernement péquiste.

Après Cloutier, c’est le candidat Paul St-Pierre Plamondon qui a paru le mieux préparé pour ces échanges musclés. Applaudi énergiquement à de très nombreuses reprises, PSPP (pour les intimes) apparaît de plus en plus comme une force montante de cette course après avoir été fortement négligé pour être arrivé sur le tard dans le parcours, et surtout parce qu’il n’a pas le statut de député qui confère aux trois autres une notoriété supérieure, d’entrée de jeu.

Il a répété à de nombreuses reprises que son recrutement de nouveaux membres représentait le gage qu’il était à prendre au sérieux.

Sur ce sujet d’ailleurs, un ex collaborateur du Journal The Gazette a soulevé un point intéressant…

Peut-être aurons-nous des explications sous peu avec la publication des chiffres officiels du nombre de membres au Parti québécois pour cette élection 2016 à la chefferie.

Dans un autre ordre d’idée, il semble que la force du débat pourrait laisser des traces au caucus de cette semaine, si on en croit l’avis d’un député du PQ qui a choisi de rester neutre pendant que plusieurs s’escriment…

Mon classement final pour ce premier débat est donc: 1- Alexandre Cloutier, 2- Paul St-Pierre Plamondon, 3- Jean-François Lisée et 4- Martine Ouellet.

De mon point de vue, l’élan de Jean-François Lisée vient de s’arrêter, ce qui devrait faire le plus grand bien au moral d’Alexandre Cloutier en vue des prochains face-à-face!

Transparence totale : Je rappelle qu’en tant que blogueur au Journal (et militant de la CAQ), je ne revendique aucune objectivité sur ce blogue. Cela dit, je préfèrerais que Alexandre Cloutier dirige le PQ au terme de cette course à la chefferie (mon point de vue bien personnel, j’aime assez ce qu’il apporte en général comme porte parole officiel de son parti en éducation, un de mes domaines d’expertises). Pour ce qui est du débat d’hier, si Jean-François Lisée avait été le meilleur, je l’aurais écrit et ce, sans aucune gêne. Quand Martine Ouellet a fait un bon coup, je l’ai écrit. Pour le reste, mes lecteurs autant que mes détracteurs seront obligés de se fier à ma bonne foi…

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