L’école pour libérer ou pour mouler ?

Je sais, c’est une question trop ambitieuse pour un petit billet de blogue.

J’ai commencé par répondre à un texte et ma réflexion s’est poursuivie à la lecture d’un autre. Sur le coup, je voulais m’en tirer facilement et partager ce qui me faisait réagir dans un petit statut Facebook.

Ça n’a pas «fonctionné», je suis rendu ici.

J’ai quitté la direction d’écoles en 2005. J’y ai passé 22 ans et j’ai fait partie de trois équipes de direction. J’avais l’impression d’être allé au bout de certaines idées et il fallait que je quitte pour mieux les propager. J’ai vite senti que c’était la meilleure chose à faire : dehors l’autorité du patron, bienvenue à celle du consultant.

Le voyage que j’évoquais hier dans un billet donne un bon exemple de ce qui m’animait pour multiplier « la contagion ».

Pour moi, il devenait urgent en 2005 de former le plus rapidement possible, davantage d’élèves curieux, créatifs et empathiques. Très urgent.

J’avais éprouvé dans mes fonctions de gros malaises avec le moule qu’on voulait que j’utilise pour former.

Surutilisation de la mémoire, du silence, des rangs, de la ligne droite.

Relation trouble avec l’échec.

J’ai souvent pensé qu’on voulait que je forme des élèves dociles, conformistes et régurgiteurs de contenu.

L’expérience de l’utilisation des blogues en milieu scolaire est rapidement devenue libératrice. De fait, j’avais vécu au fil des vingt deux ans plusieurs belles expériences qui m’éloignaient de la recherche du bon moule, mais jamais je n’avais vécu quelque chose d’aussi puissant, d’aussi satisfaisant.

Cette expérience m’aidait à anticiper les transformations qui s’en venaient dans la société et il m’est apparu nécessaire de me donner les conditions pour suivre les pistes qui s’ouvraient.

Ces histoires d’emplois qui disparaissent et qui naissent, c’est beaucoup moins important que de se demander comment la formation offerte à l’école peut contribuer « à élever » un enfant au statut d’homme ou de femme libre.

À l’automne 2004, j’ai acquis la certitude qu’il me fallait changer de véhicule pour concrétiser ma vision de l’école.

Depuis l’été 2005, je travaille beaucoup plus « en réseaux » et j’ai choisi de multiplier les solidarités.

Je sens qu’il y aura une accélération en 2017.

Tous ces éléments de contexte pour soumettre ce tableau de Jacques Cool qui semble inspiré d’un billet de Harold Jarche, si j’ai bien compris. Il provient de ma lecture dont je parlais tout à l’heure. Je rappelle que le billet de Jacques vient du billet Roberto.

Ça vous sonne un cloche ?

Les lignes qui précèdent sont moins importantes que la réflexion sur les éléments d’information que contient le tableau lui-même, il me semble.

On lit tellement souvent de chiffres sur l’emplois et les métiers du futur:
« Six métiers sur dix exercés en 2030 n’existent pas encore à l’heure actuelle »
« 65% des emplois actuels n’existeront plus en 2020 »
« Voici la liste des dix métiers qui risquent de disparaître prochainement »

On lit aussi que ces chiffres sont de la désinformation et qu’ils participent à nourrir un mythe (merci François Lemay, ouvrir un blogue, tu y penses?).

J’aime à penser que c’est la tendance qui est importante, pas les chiffres eux-mêmes.

Et cette tendance, elle est lourde de sens.

Pour l’école et pour l’éducation que la société souhaite offrir à sa jeunesse.

Nouveau billet de blogue écrit, je vais pouvoir me remettre au travail de préparation de ma rentrée professionnelle.

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