Ma vie sans moi…

Je revois aujourd’hui un film qui me ramène à un récent voyage en France. Le dernier soir avant de revenir au Québec, je m’étais offert « Ma vie sans moi« , d’Isabel Coixet; en version originale avec sous-titre en français…

L’histoire de ce film basée sur une nouvelle de Nanci Kincaid est puisée dans un livre « Pretending the Bed is a Raft« . Anne est devenue mère dès 17 ans. Elle passe son temps entre un boulot sans intérêt, un jeune mari qui ne travaille pas et deux petites filles à élever. Tout à coup, un médecin [qui ne la regarde pas dans les yeux] lui apprend qu’elle en a pour deux mois à vivre. Elle élabore la liste de ses priorités.

Ce qui me fascine de ce film (et ce dont je veux garder « la trace ») tient dans sa liste des choses à faire avant de mourir :
 Dire à ses filles qu’elle les aime plusieurs fois par jour;
 Trouver une nouvelle femme à son mari qui plaisent à ses filles;
 Enregistrer des messages aux filles pour chaque anniversaire jusqu’à 18 ans;
 Faire un grand picnic tous ensemble à la plage;
 Fumer et boire autant qu’elle le veut;
 Dire ce qu’elle pense;
 Faire l’amour avec d’autres hommes pour voir comment c’est;
 Faire tomber amoureux d’elle un autre homme;
 Aller voir son papa en prison;
 Se faire poser de faux ongles et changer sa coiffure.

À l’Institut, la maman d’un de nos élèves est décédée un peu avant la relâche. Repenser à ce film, revenir à cette soirée seul à Paris fut un automatisme… Mais je ne me souvenais plus du titre du film, ni des items de la liste. Mon seul réel souvenir en était un d’atmosphère… Le genre d’atmosphère où on regarde ce qui est important pour soi dans la vie. Je me souvenais de cette promenade dans un magasin ou le personnage de Anne se disait que tout ce qui est dans les étalages n’étaient là que pour nous éloigner de la mort et que c’était peine perdue ! Je ne me souvenais pas de cette réponse d’Anne à son amie qui lui demandait pourquoi elle vomissait à ce point. Cette réponse dans laquelle elle lui balance tout plein de vérités, genre que sans rêve, la vie ne vaut pas la peine et qu’en plus, elle est écoeurée d’entendre ses filles fredonner l’air des publicités stupides qui promeuvent des produits dont elles n’ont même pas besoin.

Je garde la trace de tout cela, mais je ne sais pas pourquoi. Ai-je vraiment besoin de savoir ?

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