Mgr Marc Ouellet: pas d’accord… ni avec ses idées, ni avec la hargne dont il est l’objet

Marc Ouellet est l’Archevêque métropolitain de Québec, primat du Canada. Le Pape Jean-Paul II l’a élevé au rang de Cardinal de Québec en 2003. Il est aussi le «Rapporteur général de la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques». Disons qu’il est «un cadre» assez haut placé dans la hiérarchie de l’Église Catholique.
Ce matin, il fait la manchette (1, 2, et 3, entre autres) partout au Québec parce qu’il a déclaré que « rien, pas même le viol, ne justifiait l’avortement, qui doit être considéré comme un crime «moralement» ». Cette déclaration intervient dans le contexte d’un congrès anti-avortement qui se tenait samedi dernier, à Québec.
Ce matin (dimanche), sur Internet en général et sur Twitter en particulier, Mgr Ouellet est l’objet de plusieurs critiques. Il est prit à partie, tout comme l’est l’Église à sa remorque. Ce billet de Patrick Lagacé (et les commentaires qui en découlent), «Mgr Marc Ouellet : tant qu’à dire des énormités…», témoigne assez bien de la hargne dont il est question depuis hier.
Je n’adhère pas aux convictions de Mgr Ouellet, mais je n’occupe pas de fonction au sein de l’Église. Je fais partie de ceux qui considèrent que l’avortement est avant tout une décision de femme, mais je n’apprécie pas qu’on s’en prenne au messager, à la personne ou à la fonction de Marc Ouellet. Je l’ai écrit ce matin sur mon canal Twitter, jouant ainsi le rôle de celui qui ne suit pas la «ligne éditoriale» de la masse des intervenants de ce matin sur Twitter.
Mon opinion sur l’avortement est celle d’un homme ouvert. Je me suis exprimé jusqu’à maintenant en privé sur ce sujet sous la posture, la position, d’un homme qui ne se considère pas concerné de la même manière qu’une femme. La grossesse ne se passe pas dans notre corps. On participe à «créer» la vie, mais on ne la porte pas…
J’ai accompagné un certain nombre de jeunes femmes sur le chemin de travers des grossesses non-désirées du temps où j’étais directeur dans un pensionnat d’adolescentes (1992-1998). Certaines démarches ont conduit à un avortement, d’autres à la naissance d’un enfant. Entre les deux, beaucoup de soucis et d’histoires différentes où la dernière chose que j’avais le goût de communiquer était «un jugement». Pour ne pas prêter flanc à juger de la situation, il me fallait comprendre rapidement qu’une jeune fille devient rapidement «femme» confrontée à ce genre de problématique. Aussi, il y a un certain nombre de lois qui encadrent les droits des femmes à partir de 14 ans et même si j’étais dans une école anciennement dirigée par des religieuses, jamais les positions «officielles» de l’Église catholique n’ont interféré avec ma pratique envers les gens concernés par un épisode de ce genre.
Si j’étais en position de voter sur des lois ou dans celle de participer au débat citoyen sur ces questions, il me semble qu’en tant qu’homme je sentirais le besoin de réaffirmer qu’au-delà des questions morales ou éthiques sur la vie humaine, les décisions qui touchent à ce qui se passe dans le corps d’une femme appartiennent en premier à la femme. Jusqu’à quel point est-ce qu’un homme (dans le sens d’un autre humain autant que dans celui de l’appartenance au genre masculin) peut intervenir de manière neutre dans ce débat en tenant compte du drame que peut vivre une femme prise entre autant de sentiments contradictoires au moment de soupeser l’impact de chaque solution envisageable lorsqu’on est enceinte et qu’on ne l’a pas désirée? Ensuite, on peut faire valoir des principes ou des arguments, tenter d’aider celle qui porte en elle cette vie à se projeter dans le futur pour anticiper ce que pourrait être sa vie et celle de l’enfant pouvant naître, mais au demeurant, je ne crois pas qu’on puisse aider beaucoup, si on postule que cette femme ne peut pas décider elle-même du bon geste à poser.
Je comprends les femmes et les hommes qui font preuve d’hostilité envers Mgr Ouellet et l’Église. Mais il me semble qu’en faisant l’économie des débats sur ces questions, on ne sert pas bien la cause des femmes. En ridiculisant ceux qui tiennent les discours les plus fermés aux droits des femmes de décider de ce qui leur arrive, il est possible qu’on cristallise les positions bien davantage qu’on les éclaircisse. En refusant d’écouter les arguments de ceux qui prétendent défendre les droits «d’un être humain en formation», on fragilise peut-être les lois actuelles qui ne sont pas si mal, au Canada, sur ces questions. Je sais bien que les droits actuels ont été «obtenus» de chaudes luttes, mais peut-être pouvons-nous nous souvenir de ce qu’on obtient dans un débat quand on fait passer celui qui défend une position minoritaire pour plus fou qu’il ne l’est.
Je ne suis pas d’accord avec les positions de Mgr Ouellet, mais je crois qu’elles se défendent et qu’il est nécessaire qu’elles s’expriment dans une société comme la nôtre.
Apprendre à argumenter en s’attaquant aux idées plutôt qu’aux personnes qui les portent me paraît être une voie bien plus intéressante pour la démocratie d’ici.
Mise à jour du 23 mai: La Tribune de Sherbrooke, publie cette semaine le point de vue de la conseillère indépendante du district de Beckett à Sherbrooke Nathalie Goguen (elle blogue), «Et si l’avortement était source de compassion ?». Un extrait:

«Avec tout le respect que je vous dois, j’ose vous faire part de mon indignation en tant que chrétienne catholique pratiquante et agissante, envers vos propos. (…) Croyez-vous réellement que Jésus condamnerait une femme parce qu’elle se sent incapable de porter le fardeau d’un enfant du viol?»

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13 Commentaires
  1. Photo du profil de marie-jose
    marie-jose 11 années Il y a

    Tout à fait d’accord avec toi, Mario, en ce qui concerne Mgr. Comment se surprendre du discours de cet homme qui ne fait que répéter le discours officiel de son Église?
    Dans tout ça, ce qui me fait peur, c’est de voir des gens, de plus en plus nombreux, en accord avec ce discours. Qui vont, à court terme, légitimer le gouvernement à réouvrir le débat et forcer un vote sur cette question. J’ai lu, sur certains blogues et certains forums, des trucs du genre « heureusement, ils sont minoritaires »… Faut-il rappeler que la motion des libéraux visant à blâmer le gouvernement de ne pas inclure l’avortement dans les soins aux femmes des pays en voie de développement a été défaite? Et pas à cause des conservateurs, mais bien de députés libéraux et néo-démocrates qui sont pro-vie? Je ne gagerais pas ma dernière chemise sur un rejet d’une loi qui recriminaliserait l’avortement.
    On vit dans une drôle d’époque… Faut faire confiance à nos filles et à leur capacité de faire la part des choses et à nos capacités de parents de les guider dans une sexualité responsable. Et faut faire confiance à nos gars pour accompagner nos filles dans ça.
    J’avoue, ça fait peur. Je vois MM, belle comme un coeur, avoir des rêves ou rien n’est impossible. Et j’écoute Mgr et ses ouailles, et je me dis que tout est fragile, y compris les acquis de nos mères.
    T’as raison Mario: au lieu de crier des noms à Mgr, faut se tenir debout, comme parents et comme citoyens.

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    JeanTrudeau 11 années Il y a

    Chose étrange — significative, peut-être — dans cette polémique déchaînée contre ‘le messager’ : il ne se trouve personne pour dénoncer les violeurs…

  3. Photo du profil de ClementLaberge
    ClementLaberge 11 années Il y a

    Les propos de Marc Ouellet m’ont bien sûr écoeurés — mais, franchement, pas surpris. Et c’est complètement inutile de tenter de le convaincre de changer d’idée. C’est une cause perdue d’avance.
    Ce qui est nécessaire, en contrepartie, c’est de dénoncer tous ceux et celles qui se servent du dogmatisme de l’église catholique pour remettre la question de l’avortement à l’agenda politique. Ceux qui se cachent derrière la tribune, ceux qui soufflent sur les braises, ceux qui se présenteront ensuite comme des « modérés » alors qu’ils seront responsables de la polarisation du débat politique.
    C’est le moment d’exiger de la clarté de nos leaders politiques.

  4. Photo du profil de JMLavoie
    JMLavoie 11 années Il y a

    L’intérêt de l’Église catholique envers les enfants
    Il y a des décennies que je n’ai pas mis le pied dans une église. Toutefois, l’avortement est un sujet très troublant. C’est une question de conscience. Une question de lois naturelle inculquée dans chaque être humain. Une question de protéger les plus faibles. J’ai l’absolue conviction que l’avortement (sauf quand la vie de la mère est en danger) est un meurtre pur et simple. Il n’y a pas le moindre doute. C’est une abomination. Voici pourquoi. Nous n’avons qu’une seule chance de naître, si c’est manqué, c’est fini pour toujours! De quel droit une femme a-t-elle un droit de vie ou de mort sur un être humain?
    Oui mais c’est le corps de la femme, elle peu le disposer comme elle le veut. Mes mains font parti de mon corps et je ne peu pas m’en servir comme je le veux pour tuer quelqu’un. Oui mais en cas de viol… On ne corrige pas un crime par un autre. Oui pour la victime d’une viole c’est tout un traumatisme. Avortement ou pas elle ne pourra pas l’éviter de toute façon. Toutefois l’enfant à naître n’a rien à voir avec le viol. Son unique chance de vivre c’est là qu’il se présente. Il n’a pas à payer de sa vie pour ce qui s’est passé. Sa mère pourra le mettre en adoption, de très nombreux couples désirent un enfant, il aura au moins l’opportunité de connaître une vie normal.
    En cas de catastrophe, c’est les enfants est les femmes d’abord ce n’est pas juste pour les corps des hommes n’est-ce pas? Les hommes occupent en général les métiers les plus dangereux et chaque année plus d’hommes que de femmes meurent d’accident de travaille. Ceci est sans parler en cas de guerre. Mais c’est ça l’ordre des choses il y a des inconvénients pour les hommes et pour les femmes.
    En ce qui concerne l’Église catholique, avec les dizaines et dizaines de milliers d’enfants abusés par des prêtres, on peut se demander des vrais motifs de la position de l’Église sur l’avortement. Nous savons que le Vatican a été plus préoccuper de protéger son image que de protéger les enfants. Depuis longtemps, l’augmentation des fidèles est dû aux naissances où ils sont vites baptisés avant d’avoir l’âge de raison. On estime à 50,000,000 d’avortements chaque année dans le monde. Un fort pourcentage se trouve dans des pays catholique. Cela peu représenté des millions de catholique en moins chaque année! Pendant ce temps, les musulmans ont dépassés les catholiques en nombre. Si l’intérêt était réellement celui de l’enfant, les scandales n’auraient jamais été ce qu’ils sont.
    Quand je vois un col romain se présenter au micro pour dénoncer l’avortement, défendre la vie, les enfants alors que l’Église catholique en a tellement maltraités, je pense qu’ils sont très mal placés pour le faire. Je suis fermement contre l’avortement non pas par appuis de l’Église catholique qui n’est pas l’exemple à suivre, mais simplement parce que c’est un horrible meurtre, un génocide de 50,000,000 enfants chaque année. Une fois l’opportunité de vivre passée, c’est terminé, elle ne reviendra plus jamais.
    Il y a toutes sortes de coûts sociales causé par l’avortement. Le coût psychologique, un taux de désordres mentaux 30% plus élevé, Flash-back pénibles, cauchemars etc. En effet, souvent peu après ou beaucoup plus tard, beaucoup de femmes qui se font avorter vont éprouver de terribles remords, car il est contre nature de tuer son enfant. Il y a près de 30,000 avortements chaque année au Québec. 30,000 personnes en moins pour renouveler une population vieillissante. 30,000 payeurs de taxe en moins pour les frais énormes de santé et cotisations au régime de retraite. On doit donc se tourner vers l’immigration et payer d’avantage pour l’adaptation et la francisation des nouveaux arrivés. Les couples qui veulent adopter à très grands frais doivent aller à l’extérieur du pays.
    Personnellement je n’ai aucune position sur ce sujet. Mais, il est étonnant que souvent les supporteurs de l’avortement soient contre la peine de mort des criminels. C’est comme s’ils apportent plus de valeur à la vie d’un criminel qui se fait loger et nourrir au frais des contribuables qu’à un bébé sans défense. On trouve barbare de tuer des criminel mais pas les enfants à naître.

  5. Photo du profil de LaurentEmond
    LaurentEmond 11 années Il y a

    Malgré la caricature à laquelle s’adonne certains commentateurs, je crois qu’ils ont raison de dénoncer le message et le messager.
    Laisser planer que l’avortement est un crime ( même en cas de viol !!! ) est quand même abominable et rappelle l’affaire de cette petite brésilienne.
    http://www.20minutes.fr/article/309185/Monde-L-avortement-d-une-petite-fille-de-9-ans-enceinte-de-jumeaux-secoue-le-Bresil.php
    La position de l’Église devait être dénoncée. En ce qui concerne le « messager-cardinal » , il n’est pas un petit curé de campagne. Plus qu’un messager, il appartient à ceux qui décident du message de son église. Il agit plus qu’il n’obéit.
    Laurent
    PS Si l’église veut contribuer à la diminution du nombre d’avortements, particulièrement chez les jeunes femmes, pourquoi ne pas défendre le droit à des cours d’éducation sexuelle ? À la promotion d’une sexualité protégée et respectueuse de l’autre ?

  6. Photo du profil de Khaled
    Khaled 11 années Il y a

    Je suis d’accord avec les propos de Laurent. Il faut que le raz-le-bol s’exprime comme un raz-le-bol et non comme une discussion froide dans un salon de thé, surtout quand cela est provoqué par un représentant aussi éminent de l’Église.
    Il a fallu faire du chemin pour pouvoir s’exprimer ainsi contre les « représentants de Dieu ». C’est un acquis de notre société Québécoise, dont la valeur est inestimable.
    Il y a des endroits sur la planète où le droit de s’ériger contre les dogmes religieux (toutes religions confondues) est puni durement.
    Libérés de ce jonc ici, nous avons une responsabilité globale de dénoncer, au nom de celles et ceux qui ne le peuvent pas.

  7. Photo du profil de Mario Asselin
    Mario Asselin 11 années Il y a

    Je reçois vos arguments (Khaled, Laurent, entre autres)… Je crois cependant qu’il est encore souhaitable de pouvoir discuter du sujet de l’avortement sans hargne contre ceux qui n’ouvrent pas cette porte. Votre réaction envers «JM Lavoie» en témoigne… merci.
    Ce matin (lundi), les réactions sont encore nombreuses. Mme St-Pierre (ministre de la Culture et de la Condition féminine) est ferme et direct sans tomber dans le piège des attaques personnelles, il me semble: «Jamais, on n’acceptera, nous les femmes et bien des hommes au Québec, de revenir aux broches à tricoter. Jamais.» (source)
    Par contre, Patrick Lagassé tombe dans le piège sans aucun retenue… «Le cardinal Ouellet va mourir, un jour. J’espère qu’il mourra d’une longue et pénible maladie.» (source). De plus, il en ajoute en écrivant qu’il sait que «le paragraphe que je viens d’écrire est vicieux». Il semble penser que «dans le débat, tous les coups sont permis avec les extrémistes religieux».
    Si la position de Mgr Ouellet est «religieuse» et très dogmatique, je ne sais pas si elle est «extrémiste». Ce cas rapporté par Laurent (la petite brésilienne) me paraît être extrémiste, mais bon… postulons que oui, «Mgr Ouellet est un extrémiste religieux». Tous les coups sont permis? Vraiment?
    En quoi cela va-t-il élever le débat? J’ai bien peur que «ces coups bas» ne servent bien davantage Mgr Ouellet (et d’autres, des «comme lui») que l’inverse…

  8. Photo du profil de LucLanthier
    LucLanthier 11 années Il y a

    Ce que vous n’avez pas compris Monsieur tout de Go, c’est que Mgr Ouellet ne discute pas. Il exprime une vérité qu’il croit divine. Il est très conscient de choquer et il semble s’en amuser.
    Je considère que la réaction presqu’unanime à ses propos est très saine. Cela montre au moins que notre société, malgré tous ses défauts, sait reconnaître la bêtise humaine quand elle se manifeste d’une façon si grossière.

  9. Photo du profil de BenoitOuellet
    BenoitOuellet 11 années Il y a

    Sujet brûlant? La question de l’avortement se situe dans le même créneau social éthique que l’euthanasie. Les deux concernent une prise de décision qui implique un résultat définitif: la mort. Les deux sont dès lors naturellement très sensibles lorsque l’on sait toute la fascination entourant celle-ci dans nos sociétés depuis des millénaires. (Pas la vie, la mort!)
    Mais que dit Mgr Ouellet? Et aussi, qui représente-t-il? Il est le grand chef de l’église Catholique canadienne. Il a déjà été identifié comme un des sérieux prospects à devenir (peut-être) le prochain pape. Il n’est pas considéré comme tel pour rien. Ses valeurs et ses convictions sont directement en lien avec ce retour aux valeurs « traditionnelles » de l’Église. Est-ce blâmable? Non. Au contraire, il est tout en son honneur de maintenir et d’affirmer ses convictions sachant que celles-ci sont vraiment à l’antipode d’une approche sociale qui n’a rien à voir avec une conception religieuse. Est-ce que c’est « vendeur » pour relancer la popularité de l’Église Catholique au Québec? Hum…
    Il n’y a de débat parce qu’on veut bien en faire un. La réaction de la ministre St-Pierre est démagogique (les broches à tricoter) et pathétique; celle de Lagacé encore pire (souhaiter une mort lente à un homme qui n’a exprimé qu’une opinion, même contreversée, est absolument désolant…) mais ici, dans notre Québec « distinct » plus rien ne me surprend. (Et dire qu’on a fait tout un plat avec la « radio-poubelle » de Québec.)
    Une véritable société, mature et évoluée, ne ferait pas les premières pages des médias avec une telle nouvelle.
    En bref, je ne suis pas contre l’avortement, je suis pour que quiconque le demande puisse recevoir les soins pour préserver sa santé, peu importe le motif, même si certains motifs sont pour moi immorals et inacceptables (comme moyen de contraception par exemple… même si je sais, j’espère, qu’il s’agit d’une infime minorité), ou de la bêtise d’une idiote (qui se fait avorter pour la 4ème fois… une minorité, je sais bien… j’espère… et dans ce cas-ci j’assume pleinement le terme « idiote »), même pour eux, ils ont le droit d’être traiter sous une supervision médicale sécuritaire.
    En ce sens, les opinions extrêmes exprimées par l’autre côté ne sont pas mieux ou pire que celles de notre distingué Cardinal.
    C’est le prix à payer lorsque l’on veut vivre dans une société libre, et je n’ai pas de problème avec ça. Mais en est-on vraiment conscient? Re- hum….

  10. Photo du profil de MarcSt-Pierre
    MarcSt-Pierre 11 années Il y a

    Des idées comme celles du cardinal Ouellet, ça mérite juste d’être ignoré, pas débattu. Parce que tant qu’à y être, est-ce qu’on pourrait pas repartir un débat démocratique sur le dogme de l’immaculée conception ou reprendre le débat sur l’âme des femmes et le sexe des anges ? Toutes des questions fort importantes qui ont suscité bien des débats entre cardinaux en leur temps…

  11. Photo du profil de HeleneDufour
    HeleneDufour 11 années Il y a

    Bien d’accord avec vous tous… mais Monseigneur Ouellet peut bien dire ce qu’il veut. Qu’il soit pour ou contre l’avortement, so what? À ce que je sache, l’Église n’a plus vraiment de poids dans les décisions de notre société… Son opinion a seulement plus de visibilité que la nôtre mais certainement pas assez pour changer des lois …

  12. Photo du profil de LucPapineau
    LucPapineau 11 années Il y a

    Son opinion non, mais le pouvoir de l’Église auprès de certains députés d’un certain gouvernement, oui. Et c’est là les craintes de certains analystes: l’influence de l’église sur certains décideurs de droite.

  13. Photo du profil de Helene
    Helene 11 années Il y a

    Grand merci à vous d’avoir partagé cette lettre de Madame Goguen, un message humain, intelligent , et combien vrai. Cette lettre mériterait d’être diffusée partout.
    Je ferais part d’ un autre exemple où l’Église (institution) fait encore preuve de grave errance et d’extrême intolérance. C’est le cas d’ex-communication d’une « sainte » et dévouée religieuse qui a pris le parti de sauver la vie d’une mère de 3 enfants . Cette religieuse américaine aurait autorisé une interruption de grossesse car de graves problèmes de santé menaçaient la vie de la mère, au détriment de la vie du foetus.
    Voir cet article d’un chroniqueur sérieux du New York Times.
    Sister Margaret’s Choice
    By NICHOLAS D. KRISTOF
    http://www.nytimes.com/2010/05/27/opinion/27kristof.html?hp

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