Les directions d’écoles publiques devraient pouvoir engager le personnel enseignant

«Nos panélistes semblaient s’entendre sur le fait que les directions d’école n’ont pas assez de pouvoir et qu’elles devraient pouvoir engager le personnel enseignant.»

Jacques Tondreau a rédigé une excellente synthèse du débat ayant eu lieu hier, «100 ans d’éducation au Québec», organisé dans le cadre du centenaire du Devoir par l’Institut du Nouveau Monde…

Les membres du panel qui semblaient s’être entendus sur cette question «du manque de pouvoir» des directions d’écoles étaient Éric Bédard, Robert Bisaillon, Michel Perron et Jean-Pierre Proulx.

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17 Commentaires
  1. Photo du profil de LucPapineau
    LucPapineau 7 années Il y a

    Il y a des profs du primaire ou du secondaire dans ce panel?

  2. Photo du profil de Mario Asselin
    Mario Asselin 7 années Il y a

    Des universitaires, en majorité. M. Bisaillon a commencé sa carrière au primaire, je crois. Et surtout, pas de femme…
    Est-ce à dire que «ce consensus» ne vous émeut pas beaucoup M. Papineau?

  3. Photo du profil de LucPapineau
    LucPapineau 7 années Il y a

    Diantre! Un consensus d’individus qui n’ont pas mis les pieds de façon significative dans une école primaire ou secondaire récemment. Peut-on appeler cela un consensus valable? Je ne sais pas.

  4. Jean-Pierre Proulx 7 années Il y a

    C’est Robert Bisaillon qui a soulevé cette question de l’autonomie des directions d’école en signalant la difficulté du partage des pouvoirs entre les directions et les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a déjà lui-même soulevé cette dificulté dans un avis sur la réforme de 1997 dont l’un des éléments centraux étaient l’autonomie des établissements et des enseignants, ce que je continue parfois de revendiquer.
    Pour ma part, j’ai fait état de mon expérience d’administrateur d’une école privée destinée aux élèves en difficultés graves d’apprentissage où la direction jouit d’une grande autonomie d’action, dans le cadre des lois, du régime pédagogique applicable aussi au privé et de la convention collective de régir l’école avec une grande autonomie, mais aussi avec une grande participation des enseignantes et des enseignants. J’en suis témoin depuis trois ans.
    P.S. M. Bisaillon a de fait enseigné plusieurs anneés au primaire. Je n’ai pas eu cette honneur. Par contre, mes parents et mes enfants ont enseigné ou enseignement encore au primaire, au secondaire et au collège. Il nous est arrivé et nous arrive parfois de causer éducation!!!

  5. Photo du profil de LucPapineau
    LucPapineau 7 années Il y a

    Proposer de donner le droit aux directions d’école d’embaucher les profs? Une telle mesure est-elle applicable à l’ensemble des écoles québécoise dans la réalité?
    Actuellement, sur le terrain et le plancher des vaches, on est en pénurie et de directeurs et de profs. Les tolérances d’engagement n’ont jamais été si nombreuses. Qui plus est, le nombre de congés de maladie et d’absences pour maladie aussi.
    Embauchera-t-on les profs sur des bases contractuelles limitées et pour une durée fixe? Les conditions de travail des enseignants sont déjà assez difficiles, faut-il en rajouter?
    Si ce genre d’embauche permettait de choisir des candidats plus adaptés à certains postes, il ouvre aussi la porte à l’arbitraire, à des pressions parfois indues sur une prestation de travail, à la sélection de candidats moins revendicateurs quant à de meilleures conditions de travail et moins contestaires d’une autorité pas nécessairement toujours compétente.
    Les profs sont déjà épuisés. Ce constat fait l’objet d’un consensus clair. Faut-il aller de l’avant avec une mesure qui pourrait en rajouter?
    On peut plaider que des directions pourraient chercher à rendre leurs profs plus heureux. Encore une fois, et sans nécessairement prêter des intentions, sur le terrain, la tendance est davantage à presser encore plus le citron qu’à s’assurer de préserver l’intégrité physique et psychologique des enseignants. De ma modeste expérience et en tenant compte des chiffres sur la santé des enseignants, la gestion du personnel en matière de santé et sécurité n’a jamais été aussi mauvaise.
    Actuellement, toute mesure qui réduirait les conditions de travail des enseignants constituerait une mauvaise nouvelle. D’ailleurs, à chaque fois que quelque chose ne marche pas en éducation, on remet en question l’école, les PDF ou les conditions de travail des enseignants.
    Cette forme d’embauche vise indirectement à augmenter l’imputabilité des enseignants. Or, qu’en est-il de l’imputabilité des autres acteurs et décideurs de l’éducation?

  6. Photo du profil de DavidD'Arrisso
    DavidD'Arrisso 7 années Il y a

    J’aimerais savoir, Monsieur Papineau, qui devrait embaucher les enseignants? Parce qu’à vous lire, il ne semble pas y avoir beaucoup d’acteurs en éducation à qui vous faites suffisamment confiance pour remplir cette délicate tâche…

  7. Photo du profil de MarcSt-Pierre
    MarcSt-Pierre 7 années Il y a

    Si tout était égal partout… Évidemment que ce serait intéressant de pouvoir embaucher les profs école par école. À condition de régler préalablement la question des inégalités sociales. Parce que si on ne règle pas ça, il y a de fortes chances que les écoles avec les meilleures réputations, situées dans les milieux les plus aisés, auront l’embarras du choix quand viendra le temps d’embaucher alors que les écoles des milieux plus difficiles devront se résoudre à embaucher davantage d’enseignants non-légalement qualifiés. Parce que la vie, quand on la laisse aller, c’est comme ça qu’elle organise les choses. Elle a tendance à en donner plus à ceux qui en ont déjà pas mal, et moins encoire à ceux qui n’ont presque rien. Pourtant, le bon sens et un peu de conscience sociale devraient pousser les meilleurs profs vers les élèves et les milieux où apprendre et faire apprendre est le plus difficile. Et naturellement, on devrait donner à ces écoles les moyens de mieux payer et soutenir ces profs là. Évidemment que cela va à l’encontre du postulat d’égalité, à savoir que Dieu a créé tous les profs égaux et moyens. Mais enfin, si un prof ça peut faire une différence, pourquoi ne pas recoonnaître que certains font plus la différence que d’autres et qu’il y a des enfants qui ont besoin de ces profs là ?

  8. Photo du profil de Mario Asselin
    Mario Asselin 7 années Il y a

    J’aime beaucoup ton intervention Marc…
    Dans ma vision des choses, il s’agit de tout mettre en oeuvre pour que des équipes-écoles stables (les plus stables possible) encadrent les élèves. La situation actuelle favorise l’inverse et le «rendement» des élèves s’en ressent.
    Qu’il y ait des mécanismes de «régulation» visant à éviter que les écoles des milieux plus difficiles soient systématiquement disqualifiées sur «le marché de l’embauche», je ne suis pas contre, mais dans l’état actuel des choses, aucune dynamique «école» ne peut s’installer au public quand un pourcentage important de tes profs change chaque année.
    Je garde frais en ma mémoire le témoignage de mes confrères, directeurs/trices d’écoles publiques dans la période des écoles ciblées qui «rageaient» littéralement de voir que chez moi, les acquis d’une année d’expérimentations pouvaient plus facilement être conservés puisque dans un cycle (5e et 6e année du primaire, par exemple); il n’y avait à peu près aucun changement de «staff». Sur seize écoles publiques, je me souviens de changement de l’ordre de 70% des profs dans certaines écoles…
    Je crois vraiment que des équipes-écoles plus stables, ça veut dire des profs plus heureux et de meilleures conditions de travail. Ça veut aussi dire des règles d’encadrement plus suivies, moins de discipline à faire et plus de temps passé en «temps valable d’apprentissage» collé au programme.
    Un directeur d’école ne peut pas jouer son rôle de leader pédagogique et surtout, il ne peut pas agir de façon à créer un climat scolaire propice aux apprentissages, avec des ressources qu’il n’engage pas lui-même et qui sont volatiles (parfois hyper volatiles), pour des motifs extérieurs à sa gouverne. Sans levier véritable pour gérer une dynamique (les profs sont LE coeur d’une école), aucun chef (école, hôpital, PME, association, etc.) ne peut remplir adéquatement sa mission.
    Une direction qui veut une équipe-école stable, c’est une direction qui veut rendre ses profs heureux. Une communauté éducative qui compte sur une équipe-école stable, c’est précieux et c’est un facteur de lutte anti-pauvreté puissant!
    Le meilleur exemple de cela pour moi vient du centre-ville de Philadelphie, le Science Leadership Academy, une école publique où un d.g. a eu le mandat de reconstruire un milieu éducatif sur de nouvelles bases, après que l’école d’avant ait dû être démolie parce qu’il y avait trop de violence, de drogues et de pauvreté.
    En ce moment, l’engagement du personnel échappe à celui qui, au quotidien, répond de la qualité des services offerts à sa collectivité.
    Puisque cette «qualité des services» dépend en grande partie de la qualité du travail d’équipe (une école c’est bien davantage que la somme de toutes ses constituantes), il faut réagir vigoureusement sur cette question du pouvoir d’engagement du personnel enseignant par la direction d’une école…

  9. Photo du profil de JacquesTondreau
    JacquesTondreau 7 années Il y a

    Quant à débattre de la chose, allons-y pour un angle différent. Je ne suis pas chaud à l’idée que les directions d’école puissent engager le personnel; je suis plus ouvert à l’idée de leur donner les moyens de faire leur métier dans les meilleures conditions, de les soutenir et de les accompagner.
    Je suis sensibles aux arguments de Luc Papineau car mon travail m’amène à constater régulièrement que les conditions de travail du personnel enseignant (c’est vrai aussi pour le personnel professionnel et de soutien) sont très difficiles et je suis enclin à penser qu’elles ne s’améliorent pas (ce qui n’empêche que ces enseignants puissent être heureux tout de même, voir le billet du Professeur masqué de ce matin). Qu’une direction puisse engager le personnel ne me permet pas de penser qu’elle pourra améliorer ces conditions de travail car elle ne contrôle pas les principaux paramètres qui déterminent ces conditions de travail.
    Je suis tout à fait d’accord avec Marc Saint-Pierre, on ne peut penser cette question sans la replacer dans le contexte des écarts entre les écoles. La logique du marché est, me semble-t-il, toujours la logique du plus fort, d’où l’importance de l’État.
    Je crois cependant qu’avant de penser à une plus grande délégation de pouvoir auprès des directions d’école, il va falloir penser d’abord à analyser le rôle que l’on tente de faire jouer à ces directions et les exigences que l’on fait peser sur elles. Dans une enquête récente (2009) sur l’épuisement professionnel chez les directions d’établissement des commissions scolaires, on peut lire que: « Au cours des entrevues, il est ressorti clairement que les gestionnaires sont de plus en plus absents de leur rôle de leader pédagogique. Ils sont souvent trop occupés à produire des rapports, à rendre des comptes, à organiser des comités, à planifier des stratégies et bien d’autres activités très souvent de nature politique. » Voilà qui est intéressant, les directions elles-mêmes identifient ce qui est probablement le problème majeur. La reddition de compte que doit faire une direction dont l’école est à la fois École éloignée en réseau, École en santé, école Agir autrement, et encore bien des choses voit sa reddition de compte prendre une bonne partie de son temps.
    Et les nouvelles dispositions de la Loi sur l’instruction publique n’arrangeront rien me semble-t-il. Ces directions devront dorénavant faire encore plus de reddition de compte dans le cadre de conventions de gestion et de partenariat qu’elles devront signer avec les commissions scolaires et faire accepter par le personnel et les conseils d’établissement. On leur a vendu ces conventions en leur disant que cela réduirait la bureaucratie. Très difficile pour le moment d’envisager la chose sous cet angle. Ces conventions sont encore très jeunes, on verra ce qu’il en est l’an prochain avec tout cela et le bilan que pourra en faire les directions.
    Dans la même enquête toujours, on indique que « les systèmes de gestion des commissions scolaires francophones du Québec disposent de très peu d’outils pour évaluer la charge réelle de travail, compte tenu de la différentiation de ses établissements scolaires de par sa culture et de son milieu. Par ailleurs, celles-ci sont maintenant mesurées à travers une philosophie prescriptive de « gestion par les résultats ». Or, pour paraphraser Yves Clot (1999), « le travail réalisé, c’est-à-dire le résultat, n’a pas le monopole du réel du travail. Cela signifie que ce qui se fait n’est toujours qu’une partie du réel de la charge de travail, c’est en quelque sorte la pointe de l’iceberg. » ». Fort intéressant de nouveau. Ni le travail du personnel ni celui des directions ne peut se juger à la lorgnette de la gestion par les résultats car à mon sens c’est une vision étriquée de la nature réelle du travail et des contraintes qui s’y rattachent.
    Ce sont deux éléments (reddition de compte, gestion par les résultats) qui à mon sens devraient d’abord être réfléchis, et surtout revus, avant de penser à toute autres avenues. Comme pour le personnel, il faut soutenir et accompagner les directions et leur donner les moyens de faire différemment, mieux et plus.

  10. Photo du profil de LucPapineau
    LucPapineau 7 années Il y a

    M. D’Arrisso, je vous inviterai à me relire. Je vous sens un homme généreux, mais vous me permettrez de refuser que vous me prêtiez des intentions et des opinions qui ne sont pas les miennes.
    Vous constaterez que je n’ai pas généralisé mon opinion à l’ensemble des directeurs d’école. Ensuite, si j’ai parlé des autres acteurs en éducation, c’est pour soulever le fait que, de façon générale, l’imputabilité de ceux-ci ne semble pas autant questionnée que celle des enseignants.
    Le décrochage scolaire est toujours aussi important au Québec. Pourtant, remet-on en question les sous-ministres, les dg des CS et tutti quanti? Non, on trouve que l’école est sexiste parce qu’on y retrouve trop de femmes et que, de ce fait, celle-ci est castratrice envers les garçons. On remet régulièrement en question la formation et le professionnalisme des enseignants. Qu’en est-il des autres intervenants en éducation?
    Au fait, pourquoi veut-on que les directeurs d’école aient le pouvoir d’embaucher leurs enseignants, sinon peut-être qu’on estime qu’il en existe qui ne sont pas «embauchables»? C’est une des interprétations qu’on peut relier à ce débat.
    Par ailleurs, vous semblez ne pas avoir remarqué que mon opinion soulève le fait que ces embauches seraient fort possiblement limitées dans le temps sous forme de contrat, comme c’est le cas en Alberta. Donc, que ces enseignants ne bénéfieraient pas nécessairement de la sécurité d’emploi, ce qui peut ouvrir la porte à certaines dérives (notez le verbe «peut» et le déterminant quantitatif «certaines»).
    M. Asselin présente un cas contraire et je l’en remercie. Son commentaire ajoute à notre échange puisqu’il reste centré sur le débat ici.
    Enfin, actuellement, qui embauche des enseignants? Aux dernières nouvelles, je crois que ce sont des directeurs avec les services du personnel des CS. Dans mon cas et dans celui de plusieurs de mes collègues, ce fut ainsi. Qui embauche les enseignants à temps partiel et à la leçon? Des directeurs encore.
    Actuellement, toujours, tout enseignant dans le réseau de l’éducation a été embauché, évalué et supervisé par un directeur à ce que je sache.
    La véritable question ici n’est pas tant que ce soit des directeurs qui engagent des enseignants, mais bien que les directeurs puissent choisir les enseignants avec qui ils travaillent. Voilà vraiment le fond de ce débat. Or, comme les directions d’école changent à un rythme incroyable dans le réseau public et qu’on manque même de candidats à ce poste, est-ce vraiment une bonne idée?

  11. Photo du profil de MarcSt-Pierre
    MarcSt-Pierre 7 années Il y a

    Là-dessus. M. Papineau a tout à fait raison: il n’y a pas un enseignant qui est engagé dans une commission scolaire sans d’abord avoir été « choisi » par une direction d’école: la première fois comme suppléant occasionnel, ensuite quand on lui propose un remplacement de 10 jours, 20 jours, puis un premier contrat. Personne ne peut se retrouver sur une liste de priorité d’emabauche, liste-école ou liste-commission, sans avoir déjà fait l’affaire d’une direction quelque part. À tout le moins, sans que quelqu’un « lève le flag » pour dire qu’il ne fait pas l’affaire…et qu’il faut radier son nom des listes. Pour entrer dans la « machine à saucisses » il faut avoir été choisi. Bon, après, c’est autre chose. Évidemment après avoir fait ce qu’il y avait à faire pour être choisi, vient un temps où c’est au tour du prof de « choisir », dans la mesure de ce qui est prévu aux contrats de travail. Et la mobilité galopante dont on se plaint, elle vient de là: choisir une école, choisir de prendre un congé sans traitement, choisir une autre clientèle, une autre équipe de travail, un autre projet éducatif, un programme particulier, un autre niveau, se sauver de son patron avec qui ça ne clique pas, suivre un patron qu’on aime dans une autre école, se rapprocher de la maison, etc.
    Je ne pense pas qu’on puisse ou qu’on doive sabrer là-dedans. Là où à mon sens il y a un effort urgent à faire, c’est la stabilité des remplacements. Vous serez étonnés d’entendre qu’il peut y avoir jusqu’à cinq personnes assises sur la même chaise dans une école donnée: une enseignante permanente est en congé parental pendant deux ans (1) est remplacée par une enseignante qui la priorité(2) et qui tombe enceinte. Oups, pas d’anticorps…vite une autre(3) qui part en burn-out après un mois. On engage une autre personne (4) qui a aussi priorité, c’est à son tour de choisir, mais, oups… elle est en congé de maternité.. elle a droit au remplacement, mais doit être elle-même momentanément remplacée (5). Ceux qui pensent que j’invenmte ne travaillent pas dans des écoles…
    Une étude réalisée dans une des régions administratives du MELS il y a quelques années a fait la démonstration que pour faire faire la job prévue pour un poste, il fallait emgager 1,4 profs…
    Mes exemples sont un peu terre à terre, mais c’est là que je travaille, sur la terre. Comme Luc.

  12. Michel Brochu 7 années Il y a

    Voici une référence que vous connaissez sans doute. Peu importe qui embauche, l’important est qui est embauché…
    http://www.josephfacal.org/une-verite-inconfortable/

  13. Photo du profil de DavidD'Arrisso
    DavidD'Arrisso 7 années Il y a

    À la relecture de mon commentaire, je constate que je devrai dorénavant faire attention à mon utilisation de la boutade comme mécanisme de relance dans les blogues! Enfin, je crois que dois une explication à M. Papineau, et je m’excuse auprès de M. Asselin, cette explication sera longue (selon les standards blogesque!)…
    En fait, M. Papineau, j’y suis allé de cette boutade en réaction à trois de vos commentaires. Les deux premiers soulignant le fait qu’il n’y avait pas de vrais « enseignants » (i.e. ceux qui évoluent au primaire et au secondaire) au sein du débat dont il est question dans le billet. Et le troisième où, par une description d’éléments contextuels, dont certains sont hypothétiques, vous questionnez l’applicabilité d’une éventuelle mesure qui donnerait le « droit » aux directions d’école d’embaucher les profs.
    En ce qui concerne le premier élément, comme beaucoup de gens, je déplore le fait, que de manière générale, on retrouve si peu d’enseignants-es dans les débats médiatisés portant sur l’éducation, hormis les habituels représentants syndicaux. Cependant, je crois a) que ces derniers sont les premiers responsables de cette situation, et qu’ils ont le devoir (mauvais jeux de mot!) d’occuper l’ « agora » s’ils veulent véritablement être les acteurs premiers des décisions politiques qui les concernent; et b) qu’ils ne sont cependant pas les seuls intervenants crédibles sur les questions éducatives. À cet effet, dans le cadre du cours que je donne sur le système éducatif, je tente d’amener les étudiantes à analyser l’actualité et les prises de position en éducation, et à y prendre part elles-mêmes, ce qui n’est pas toujours facile. À cet effet, je crois que vous (et vos multiples avatars médiatiques), êtes un modèle que je respecte, et ce, bien que, ces dernières années, j’ai rarement été en accord avec vos positions.
    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je vous demandais, dans ma boutade, de clarifier votre position sur la question de l’ « embauche », afin d’avoir votre point de vue « enseignant » sur le sujet, qui allait au-delà de vos objections initiales sur le fait confier cette responsabilité aux seules directions d’école. Les raisons que évoquez ne m’apparaissent cependant pas très convaincantes, certaines étant conjoncturelles (pénuries); d’autres, brassés tels des épouvantails, sont hypothétiques (apparition d’une contractualisation de la main-d’œuvre, croissance de l’arbitraire, pressions indues) et d’autres sont carrément, malgré vos protestations, des généralisation abusives (i.e. la « tendance » actuelle des directions qui ne veulent que presser le citron sans s’assurer du bien-être de leur équipe?).
    Dans la réponse à ma boutade, vous apportez des éléments rarement soulevé dans ce débat, quant au rôle déjà important que jouent normalement les directions dans l’embauche des enseigants-es, éléments que M. Saint-Pierre a complétés de manière éclairante. Doit-on cependant comprendre que le statu quo à cet effet vous convient, ou doit-on revoir ces pratiques? Je serais moi-même peu enclin à donner plus de responsabilité aux écoles ou aux directions en cette matière, non pas pour les raisons que vous évoquez, mais davantage pour les raisons de répartition équitable des ressources qu’évoque M. Saint-Pierre.
    À cet effet, et bien qu’il ne soit pas le seul modèle de dévolution de pouvoirs aux écoles, je ne crois pas au « miracle » albertain. Au-delà des réussites localisées, la généralisation d’une telle formule entrainerait à mes yeux une guerre aux ressources (ou accentuerait celle déjà en place!), dont les plus démunis de la société seraient probablement, encore une fois, les premières victimes…
    Mais au-delà de l’ « embauche », je crois que c’est plutôt la question de la « supervision » et, ultimement, de la « débauche » qui pose problème pour les directions d’école. Que faire d’un enseignant jugé incompétent, outre réussir à l’ « échanger » (évidemment, la même question se pose pour les directions, les DG, et les fonctionnaires, me ferez-vous remarquer)? Comment s’assurer du niveau de compétence du personnel scolaire et, le cas échéant, voir à rectifier certaines situations?
    Ce qui nous ramène, comme vous le soulignez, à la question de l’ « imputabilité » des enseignants (ou du personnel scolaire). Je ne crois pas, comme certains le souhaiteraient, qu’un enseignant puisse être « imputable » des résultats de ses élèves. Trop de facteurs environnementaux viennent en compte pour tenir l’enseignant ultimement responsable de ces résultats. Cependant, s’il y a un élément pour lequel un enseignant devrait être « imputable » (c’est d’ailleurs dans la loi!), c’est bien celui du maintien de ses compétences.
    Malheureusement, il n’y a rien dans le système d’ « imputabilité » en place qui vise directement à assurer le développement, le maintien et l’évaluation des compétences des enseignants, qui sont « brevetés » à vie. Ce système ne fait qu’ajouter des couches successives de planifications « de conformité », la « convention » étant la dernière venue, ce qui a alourdi la tâche des directions. Cela n’est évidemment pas sans conséquence sur qualité de vie du personnel de l’école.

  14. Photo du profil de LucPapineau
    LucPapineau 7 années Il y a

    M. D’Arrisso,
    Tout d’abord, je ne crois pas que votre explication soit longue (surtout quand je relis actuellement celle que je viens d’écrire). Elle est davantage pertinente. Et M. Asselin me corrigera si je me trompe, mais je ne crois pas que les standards blogesques imposent une longueur aux textes qu’on publie, du moins je l’espère. Il y a déjà assez de Twitter et de son nombre limité (aliénant ? réducteur ?) de caractères…
    Honnêtement, je pense que plusieurs profs d’université ne connaissent ou ne comprennent rien de la situation actuelle dans les écoles primaires et secondaires. Il y a suffisamment de stagiaires qui débarquent dans nos écoles qui me le répètent chaque année.
    Je pense que plusieurs profs d’université ont autant en commun que moi avec un prof du collégial, c’est-à-dire peu de choses. Et sachez que mes plus proches amis enseignent au collégial et à l’université après avoir travaillé quelques années au secondaire.
    Chaque niveau d’enseignement a ses caractéristiques, ce qui me pousse à penser qu’il faut généralement s’en tenir à ce que l’on connait le mieux comme milieu d’enseignement. Je commente quelquefois le primaire, très rarement le collégial et jamais l’universitaire, sauf en ce qui a trait aux facultés d’éducation quant à la formation qu’elles donnent aux futurs enseignants. Là encore, je le fais uniquement parce que je crois connaître quelques éléments pertinents là-dessus.
    Si j’ai soulevé – à juste titre – la validité de ce panel en ce qui a trait à l’embauche d’enseignants par les directions d’école, c’est bien parce que je trouve questionnable que certains des principaux intéressés (i.e. des enseignants du primaire et du secondaire) n’aient malheureusement pas été représentés sur celui-ci. À cet égard, je soulignais que ce panel reproduisait ce que vous souleviez, à savoir qu’on retrouve peu d’enseignants dans les débats médiatisés, par oubli, négligence, mépris ou refus de participer de ceux-ci.
    Dans un autre ordre d’idées, vous me prêtez de multiples avatars médiatiques. Je me permettrai de vous souligner que presque tous les enseignants que je connais ne peuvent ou ne veulent s’exprimer à visage découvert pour des raisons dont on débat chaque semaine ou presque sur la blogosphère. Pour ma part, j’ai collaboré à la publication d’un livre et je suis intervenu publiquement de nombreuses fois dans la sphère médiatique (TQS, LCN, RDI, 98,5 FM, Le Devoir, La Presse, Le Soleil, etc.). J’ai même eu l’opportunité d’être invité à discuter avec certains intervenants importants en éducation et mon avis ne leur a pas toujours plu, même lorsqu’il s’agissait de chefs syndicaux. Je crois donc remplir assez correctement un devoir que j’estime être celui de tout citoyen et enseignant : celui de faire valoir un point de vue que j’estime le plus souvent possible basé sur des faits.
    Enfin, pour terminer la première partie de ce commentaire, j’ai eu, au cours de ma carrière, le plaisir de connaître d’excellentes directions d’école et d’autres dont il vaut mieux ne pas parler. J’ai plaisir à travailler avec et pour mon directeur actuel parce qu’il a souvent une vision pédagogique et humaniste des choses et j’espère qu’il réussit à s’accommoder quotidiennement de ma présence….
    Fin du préambule.
    *********
    Quant à moi, la question débattue par ce panel était mal posée et revenait, dans les faits, à savoir si les directions d’école pouvaient choisir leur équipe d’enseignants. Comme je crois l’avoir démontré, tous les enseignants du Québec ont nécessairement été embauchés par des directions d’école à plus d’une reprise.
    Vous qualifiez mes objections émises dans mon précédent commentaire de «conjoncturelles», «hypothétiques» et «abusives». Permettez-vous de revenir en première partie de ma réaction sur ce point.
    Tout d’abord, intéressons-nous à mes objections «conjoncturelles», soit l’actuelle pénurie d’enseignants et de directeurs d’école. Diantre ! Mais peut-on vivre dans la réalité quand on débat d’une question ? Peut-on délaisser les considérations théoriques pour simplement constater qu’une solution, tout bonne serait-elle, n’a aucune valeur si elle ne tient pas compte du contexte dans lequel on veut l’appliquer ?
    Dans le secteur public, du moins dans ma commission scolaire, les directions d’école s’apparentent à des portes tournantes ! Des collègues soutiennent même qu’on fait circuler ainsi les directions d’une école à l’autre afin d’éviter qu’elles en viennent à fraterniser avec les profs ! Chose certaine, je ne compte plus le nombre de directeurs et d’adjoints sous lesquels j’ai travaillé depuis 17 ans en éducation. Si l’on veut donner le pouvoir aux directions d’école d’embaucher des enseignants (afin, entre autres, de former des équipes stables), encore faudrait-il que celles-ci soient stables et ne changent pas tous les deux ou trois ans!
    Maintenant, parlons de mes objections «hypothétiques». Je soulevais que permettre aux directions d’école d’embaucher des enseignants ferait que ceux-ci le seraient fort possiblement sous forme contractuelle. Un peu de logique suffit à montrer que ce raisonnement est plus que probable. À quoi bon permettre l’embauche d’enseignants qui deviendraient «indélogeables» en vertu des conventions collectives actuelles ? À quoi bon ce droit si un nouveau directeur, ultérieur à cette embauche, ne peut disposer des enseignants à sa guise, si je puis dire? L’exemple albertain n’était pas anecdotique, mais bien l’illustration logique d’une telle pratique. Si on donne le droit aux directions d’embaucher, on doit aussi logiquement leur donner celui de «débaucher». Or, ce dernier est plus facile à exercer dans le cadre de contrats à durée déterminée. Sinon, on change quatre trente sous pour une piasse… et on ne règle rien avec cette soi-disante solution.
    (À ce propos, je me permets cette parenthèse pour vous souligner que, dans les faits, dans de nombreuses commissions scolaires, les directions d’école disposent déjà d’un pouvoir semblable lorsqu’il s’agit de sélectionner des enseignants qui travailleront au sein de programmes particuliers (PEI, sport-études, etc.). En ayant, par leur droit de gérance reconnu dans les conventions collectives, le pouvoir de confectionner la tâche des enseignants, elles ont aussi celui de choisir qui enseignera ou non dans ces programmes. Aucun critère formel ne guide ce choix, sinon que, généralement, l’enseignant doit avoir satisfait à certains critères propres à ce programme (connaissances des valeurs et objectifs du PEI, par exemple, par le biais d’une entrevue).
    Que fait-on quand plusieurs enseignants satisfaisant ces critères sollicitent un même poste ? Sur quels critères autres les directions d’école basent-elles alors leur choix ? Il n’existe, à ma connaissance, aucune ligne directrice à cet égard sinon que de s’en remettre au bon jugement de la direction d’école et j’ai entendu, à l’occasion, des enseignants se plaindre – à tort ou à raison – de l’arbitraire de ces choix. Dans certains cas, avec un changement à la direction d’une école, on a même assisté à la «démotion» de certains enseignants et à la promotion d’autres. En boutade, les invités du panel – en intervenants crédibles – ont-ils soulevé ce fait ?
    En me basant sur le fait que les directions d’école ont le pouvoir d’embaucher les enseignants dans le cas de projets particuliers, je tiens également à vous faire remarquer que vos craintes sont des réalités depuis déjà bien des années en ce qui a trait à la répartition inéquitable des ressources enseignantes dans les écoles du Québec. Dans le livre auquel j’ai collaboré en 2006, à titre de modeste enseignant du secondaire, je soulignais, à la page 70, que, dans le cadre de la surenchère avec les écoles privées, «certaines directions d’écoles publiques s’assurent que les enseignants les plus compétents soient rattachés aux programmes particuliers parce que les parents des élèves qui y sont inscrits sont souvent plus exigeants. On peut alors paraphraser George Orwell en affirmant que, dans le système scolaire public «tous les élèves sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres.» Fin de la parenthèse.)
    Enfin, terminons avec mes généralisations abusives. Vous ai-je mentionné qu’il est de notoriété publique que le nombre de journées de maladie, de retraites anticipées et de réductions volontaires de temps de travail étaient à la hausse dans nos écoles ? Combien de fois avez-vous entendu des directions d’école appuyer les enseignants quand ceux-ci estimaient que leurs conditions de travail se sont détériorées au cours des dernières années ? Avec l’équité, nous avons assisté à une hausse du nombre d’heures travaillées et contrôlées par les directions d’école par le biais d’un système que plusieurs d’entre elles qualifieront – en privé – de totalement absurde. Il aurait cependant été plus exact, je vous le concède, de dire qu’elles sont les témoins passifs de pratiques souvent questionnables en matière de gestion du personnel.
    Dans mon entourage, j’ai eu le plaisir de côtoyer deux personnes-ressources, une spécialisée en réinsertion des employés après un arrêt de travail, l’autre, détentrice d’un MBA en gestion du personnel et qui est consultante en efficacité de la production dans de grandes entreprises. Dans les deux cas, elles avaient peine à croire le récit que je leur faisais quant à la façon dont on gérait les cas de détresse professionnelle de certains enseignants. Une certaine réserve m’empêche ici de mentionner des exemples que mes collègues pourraient penser reconnaître, mais il me fera plaisir un jour de vous en toucher un mot.
    ******
    Vous soulevez à la fin de votre commentaire que c’est plutôt la question de la supervision et de la «débauche» des enseignants qui poserait problème pour les directions d’école.
    Dans les faits, les directions d’école et les CS ont certaines responsabilités et pouvoirs en ce qui a trait à la formation et la supervision de leur personnel. Les raisons pour lesquelles elles ne les assument pas sont diverses : lourdeur des processus «conventionnés», manque de temps pour superviser les enseignants, manque de temps de la part des enseignants pour suivre des perfectionnements (si ! si !), absence de courage personnel, copinage avec des profs… La liste pourrait être longue.
    Mais faut-il se surprendre de cette situation quand on sait que plusieurs CS elles-mêmes ne sont pas, quant à moi, un modèle dans la gestion de leur personnel? Faut-il s’en surprendre quand, dans le cadre d’une entente sur l’équité salariale, patron et syndicat ont convenu, à toute fin pratique, que la scolarité d’un enseignant avait bien peu de valeur ?
    En terminant, vous aviez raison. Je pose cette question : qu’en est-il des directeurs, des DG et des fonctionnaires en matière de supervision et de «débauche»? Je le répète : j’ai connu d’excellentes directions d’école et de même pour certains gestionnaires. Mais j’en ai aussi enduré certains jusqu’à ce qu’ils prennent enfin leur retraite.
    Quand certains de nos décideurs auront le courage organisationnel de ne plus se protéger entre eux, peut-être sera-t-il alors plus facile de justifier l’application du même traitement à leurs employés ? Sinon, on en reviendra inévitablement à cette fable de LaFontaine où les enseignants seront seuls à jouer le rôle de l’âne.

  15. Photo du profil de Mario Asselin
    Mario Asselin 7 années Il y a

    Merci à chacun de vos contributions. Longues ou courtes, lorsqu’elles sont pertinentes, je considère qu’elles sont de bon ton.
    Cela dit, j’ai des réserves sur ce postulat servi en contre-argument à ceux militants pour plus d’autonomie de gestion au niveau des établissements scolaires : «Tous les enseignants du Québec ont nécessairement été embauchés [au public] par des directions d’école».
    Lorsque je fais mes courses à l’épicerie, c’est moi qui mets les items dans le panier. Je le fais à partir des choix disponibles. Peut-on ainsi dire que mon «pouvoir d’achat» est total/satisfaisant?
    Si je suis conscient du fait qu’actuellement, les directions d’écoles publiques ont un certain «pouvoir» en matière d’engagement et de supervision de ressources, je peux vous dire que comparé à celui des directions d’écoles privées, c’est un bien petit pouvoir.
    J’ose poser l’hypothèse. Et si l’autonomie des directions d’écoles privées en matière d’engagement [et de supervision] des personnels était une des raisons à la base du succès de ces écoles auprès des parents, au secondaire en particulier?

  16. Photo du profil de LucPapineau
    LucPapineau 7 années Il y a

    Et poussons plus loin: et si l’autonomie des directions d’école publique ayant des programmes particuliers en matière de candidats retenus était une des raisons du succès de ces programmes?
    Sauf qu’au privé, à moins que je ne me trompe, les directeurs sont là bien plus longtemps qu’au public.

  17. Photo du profil de MarcSt-Pierre
    MarcSt-Pierre 7 années Il y a

    « Et si l’autonomie des directions d’écoles privées en matière d’engagement [et de supervision] des personnels était une des raisons à la base du succès de ces écoles auprès des parents, au secondaire en particulier? »
    L’autonomie ne doit pas nuire, bien évidemment. Par ailleurs, ça ne règle pas tout. Dans le privé aussi on se demande comment gérer les enseignants difficiles. Mais la question n’est pas là. La vérité, c’est que le privé ne pourrait exister sans le public pour ramasser derrière. Et ça, on a tendance à l’oublier. Les écoles privées du Québec, comme ces écoles à charte de l’Alberta, seraient incapables de survivre sans un système public à leur côté. Elles en dépendent bien plus qu’on le pense. Parce qu’à elles seules, elles seraient incapables d’assumer toute la responsabilité sociale que porte sur leurs épaules les écoles publiques. Le privé, c’est comme une ligue de hockey sans contact. C’est le fun de jouer sans contact. Je le sais, je l’ai fait.
    Le privé n’est pas une solution pour le Québec. Les taux de réussite de leurs élèves sont globalement impressionnants. Mais que s’est-il passé au Québec ces dernières années alors que la clientèle du privé s’est mise à augmenter ? Plus d’élèves dans des écoles plus performantes auraient dû provoquer une augmentation sensible du nombre de diplômés dans la province ? Les taux ont pluôt stagné. Et régressé certaines années. Le privé est donc bon pour le privé. Le privé est bon à cause du public qui lui permet de se décharger de responsabilités sociales évidentes. Le privé ne contribue pas à hausser globalement les taux de diplômation et de qualification des élèves du Québec. Le privé ne fait pas partie d’une solution équitable. Il contribue à la dynamique de détermination sociale des résultats scolaires. En ce sens, ce n’est pas une solution durable.
    J’ai travaillé dans les deux réseaux. J’ai occupé des postes stratégiques dans chacun de ces réseaux. J’ai toujours bien servi les gens qui m’ont employé. J’aime l’éducation quand elle est au service de l’émancipation et de la liberté, du développement d’une qualité de vie pour tous. Quand elle sert la justice sociale. L’existence d’un réseau privé parallèle au Québec ne semble pas servir ces idées-là.

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