L’École des Ursulines de Québec accueillera des jeunes garçons dans une section de son école à la rentrée scolaire 2010

Mise en garde: Le sujet de ce billet touche au sujet des écoles privées dans le Vieux-Québec. Je crois important de me commettre d’abord dans une déclaration d’intérêts. J’ai oeuvré dans trois écoles du réseau privé dont à l’Institut St-Joseph de Québec, école pouvant être considérée comme «concurrente» aux écoles primaires dont il est question dans ce billet. De plus, j’ai travaillé pendant six ans avec le directeur actuel des Ursulines de Québec, avec qui d’ailleurs, j’ai continué d’entretenir de forts liens d’amitié. En dehors d’un petit contrat à l’automne 2007 avec Les Ursulines, aucune des autres écoles dont il sera question ici n’est cliente chez Opossum. J’ai évidemment gardé de très bons contacts avec le réseau privé au bout de 22 ans, même si je travaille maintenant la grande majorité de mon temps auprès de clients du secteur public. Je voulais que vous soyez avertis.
Il y a de cela vingt mois, L’Académie Saint-Louis faisait l’acquisition de l’École Saint-Louis-de-Gonzague dans le Vieux-Québec entraînant un déséquilibre dans l’offre de service en éducation au coeur de la Cité. Il fallait réagir au fait que les garçons du primaire quittaient «le Vieux-Québec» en date de cette fin d’année scolaire 2010.
Au printemps 2009, la «pression» avait baissé d’un cran (pour qui s’inquiétait du futur des écoles situées près de l’Hôtel de Ville) puisqu’on annonçait l’arrivée de L’école Hébert-Couillard pour l’automne 2010. En juin 2009, un autre pas avait été franchi par le groupe de parents souhaitant que les jeunes garçons puissent continuer leur cheminement scolaire dans le Vieux-Québec. On peut d’ailleurs consulter tout l’historique et le contexte de réalisation de ce projet sur ce site du Comité des citoyens du Vieux-Québec.
Tout récemment, j’apprenais que le défi de conserver intact l’offre scolaire dans ce quartier historique ne pourrait se concrétiser par ce projet de nouvelle école. Un extrait du communiqué:

«Des obstacles infranchissables pour l’installation au Petit Séminaire de Québec et la réponse négative de la Ministre Courchesne quant à un agrément financier dès la première année ont compromis le scénario et fragilisé le montage financier construit jusqu’à tout récemment.»

L’École des Ursulines de Québec a annoncé vendredi dernier aux parents des jeunes filles et à ceux regroupés par le projet Hébert-Couillard qu’elle relevait le défi d’aménager en ses murs une section pour les jeunes garçons.

Courageuse décision? Je dirais que c’est plutôt un geste qui va de soi… J’imagine que c’est ce qu’on va expliquer aux parents ce soir dans le contexte d’une réunion spéciale où on va présenter le projet qui deviendra réalité dès la rentrée scolaire de l’automne prochain.

J’ai déjà vécu cette expérience d’un milieu scolaire exclusivement réservé aux jeunes filles qui décidait d’accueillir des garçons. Dans le cas du Collège Rivier, les garçons et les filles se côtoyaient en classe ce qui sera différent au primaire chez les Ursulines, si j’ai bien compris ce qui est «sur la table». Cette expérience liée à une prise de décision qui avait beaucoup fait jaser s’est avérée un moment fort de ma pratique de gestionnaire en éducation. Beaucoup d’écoute, le désir de rassembler et surtout, la volonté d’assurer l’essentielle viabilité du projet éducatif avaient guidé mes pas et jamais nous n’avions regretté cette décision.

Je suis certain que les gens ce soir vont passer par différentes émotions; on ne fait pas un tel virage après 370 ans d’histoire sans qu’il y ait un peu de vertige. Avant les gens de Québec, si je ne m’abuse, les Ursulines de Stanstead et de Trois-Rivières ont eu à décider de la même transition pour maintenir le plus vivant possible leur école.

Je souhaite à chacun la meilleure des réussites. Il me semble que l’idée d’accueillir des garçons dans une section de l’École des Ursulines est la meilleure chose qui pouvait arriver aux gens qui croient qu’un Vieux-Québec en santé, c’est un Vieux-Québec où il y a des écoles en santé.

Mise à jour du lendemain A.M.: Renseignements complémentaires dans cette entrevue à la radio de Radio-Canada.

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